Par
Nancy Faucon
Publié le
28 déc. 2025 à 20h00
Vingt ans et une passion dévorante, la photographie dont il fait peu à peu un métier. Cet art, Ruanito Derrien l’exercerait même pendant son sommeil s’il le pouvait. A Dinan (Côtes-d’Armor) et autour, il le fait au moins dès que son emploi d’animateur à la maison de retraite Le Connétable lui en laisse le temps.
Événements associatifs
« Ce que je voulais faire, la photo, je le fais le week-end ou après le travail », en immortalisant les événements de plusieurs associations à Dinan.
Dernièrement, on a pu le rencontrer derrière son objectif à la soirée Maux d’asile de l’association Noz-Deiz, sur le Salon de Noël de 100 % Family à Léhon.
Cet été, il était de tous les Mardis de la Fontaine de la Tanière de la Louve pour en documenter les concerts.
Au-delà, Ruanito se balade un peu partout, au trail du 11 novembre à Plaintel comme dans les événements de la Croix-Rouge 22, où il est bénévole et dont il fait passer la communication en priorité.
« Tous mes week-ends sont très chargés. Souvent, on me dit : ‘Ruanito, repose-toi’ et moi je fais : ‘Whoooo… pas le temps’», rit ce garçon à la bouille sympa et bavard comme une pie.
De son téléphone à un vieux Sony
« Je fais de la photo depuis que je suis parti de chez mes parents en 2021, d’abord avec mon téléphone. J’ai commencé l’événementiel grâce à Marie-Pierre Vedrenne », élue bretonne – depuis devenue ministre déléguée -, dont il avait rencontré l’adjoint.
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Ç’a ensuite été un photographe qu’il a assisté, puis la rencontre « avec un autre qui était dans les backstages ». C’est par l’un d’eux que Ruanito a eu son premier appareil d’occase, « un vieux Sony ».
« Capter le regard »
Son truc, c’est le portrait, et il en partage de très beaux, de clients particuliers, sur son site.
J’aime capter le regard ! Mais je ne suis pas fermé aux sujets : animaux et autres propositions. J’aimerais aussi faire des mariages et ce qui m’intéresse encore plus, de la photo humanitaire.
Ruanito le photographe, Dinan
« Je travaille en zoom, jusqu’à 250 m. J’utilise peu mon grand-angle. J’ai ma façon de faire les photos, et je pense que ça plaît. Depuis juillet, j’ai investi dans du matériel professionnel », raconte ce débrouillard qui, via l’entreprise qu’il a créée en mai 2024, commence à avoir quelques rentrées d’argent.
Gratuit ou pas selon les assos
Un peu à la tête… du portefeuille, pourrait-on dire, pour ce qui est des photos d’événements associatifs.
Pour celles qui n’ont pas ou peu de ressources, la couverture de Ruanito, depuis les photos jusqu’au traitement, est gratuite ou faite à petit prix. En contrepartie, il sait qu’il gagne en visibilité. « Pour les associations qui ont des moyens, je commence à faire des formules. »
Lui qui récemment a, à son tour, transmis son premier appareil, « parfait pour un débutant », s’assure aujourd’hui un petit succès. Fini le pied levé, pour le faire venir, il faut lui soumettre une demande un mois à l’avance. « Je suis assez ouvert à toutes les idées. Il faut juste m’expliquer ce que l’on attend », et, si ça colle, son œil fait le reste.
Ruanito le photographe. Tél. 06 87 14 11 48 et sur linksight.me/ruanitod
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