Jusqu’ici rien n’a changé. Trente ans après le film culte, La Haine, le constat demeure… Désespérant en ce qui concerne les bavures policières. Reste que le spectacle qu’a réalisé le comédien et metteur en scène Mathieu Kassovitz à partir de son film frappe fort.

L’énergie de la jeunesse, du rap

Constitué d’écrans géants synchronisés avec ce qui se passe sur scène, le décor change autour des personnages. Et les accompagne en utilisant les techniques du jeu vidéo et du cinéma. Le spectacle comme le film fonctionne sur les dialogues, des punchlines qui ont marqué les gens.

Sur la scène du Zénith à Strasbourg, le spectateur sera projeté dans des séquences de rap, danse, théâtre et cinéma. Ce qui renouvelle radicalement le genre de la comédie musicale. À l’origine, c’est le DJ Cut Killer, directeur musical, qui a réuni des artistes de rap et R’n’B pour écrire les morceaux. L’idée étant que musicalement, le spectacle à l’image de Hair et de Starmania, reste militant.

À l’instar du film iconique avec Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé, le spectacle révèle un trio de jeunes acteurs plus que prometteurs.

Tous les trois ont été choisis au terme d’un long casting, au cours duquel les profils de 3 000 candidats ont été étudiés. Au final, Alexander Ferrario, acteur et comédien franco-argentin, interprète Vinz, Samy Belkessa joue Saïd et Alivor, Hubert. Ce dernier bien connu des amateurs de rap, a une présence et une énergie sur scène particulièrement efficaces. ‍

Zénith de Strasbourg, vendredi 9 janvier à 20 h 30. Durée : 2 heures avec entracte. Tarifs : de 65 à 85 €. Site : www.zenith-strasbourg.fr