Convoqués ce lundi pour la reprise de l’entrainement après une semaine de vacances, les Aiglons ne retrouveront pas Franck Haise pour lancer la mission maintien en Ligue 1. C’est bien Claude Puel, avec Julien Sablé, qui vont prendre l’équipe jusqu’en fin de saison. Un choix qui pose questions.
Le Gym a fait ce week-end un bond de treize ans en arrière, quand Rivère, fraichement arrivé aux manettes du club, avait déjà confié les clefs du camion à Puel à l’été 2012 avec à l’époque le projet de faire grandir le Gym avec un profil de bâtisseur et un coach avec de l’appétit pour faire progresser les jeunes. Sauf qu’aujourd’hui les Aiglons sont lancés dans une mission maintien difficile, affichée et assumée par ce même Rivère et qui a donc pensé à ce même Puel pour un projet de très court terme cette fois et avec très peu de jeunes à développer.
Un choix qui peut donc interpeller. Surtout que le Béarnais n’a pas entrainé depuis plus de quatre ans et arrive au chevet d’un vestiaire difficile, voire indomptable si on croit les nombreuses sorties médiatiques de Franck Haise depuis des mois. Un coach qui a donc obtenu ce qu’il cherchait depuis des semaines : quitter le navire sans démissionner. La solution a été trouvée avec l’actionnaire Inéos, avec l’aval du duo Rivère / Cohen, qui ne partageait pas vraiment les mêmes idées sur le mercato d’hiver. Même si le départ de Haise ne remet pas totalement en cause les dossiers comme l’arrivée de Wahi par exemple.
L’attaquant de Francfort a fait du Gym une priorité, notamment parce que Haise était sur le banc. Il attend maintenant de s’entretenir avec Puel pour se faire une idée de l’état d’esprit du Béarnais le concernant. Voilà donc un des nombreux chantiers qui attend celui que les supporters du Gym ont adoré pour le jeu pratiqué et la rigueur apportée entre 2012 et 2016. Capable de faire éclore un Koziello ou de gérer au millimètre le fantasque et fantastique Ben Arfa. Mais parfois trop têtu sur certains dossiers.
En tout cas celui qui était revenu vivre sur la côte d’azur depuis son départ de St-Etienne il y a quatre ans v tenter de donner raison à Jean-Pierre Rivère, qui pense que c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Un adage quelque peu écorné par le retour raté de Lucien Favre en 2022. C’est donc pile Puel le bon moment pour trancher !
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