Sur les hauteurs de l’Estaque, dans les collines de la Nerthe, à quelques centaines de mètres de la petite chapelle Notre-Dame-de-la-Galline (16e), le lieu est célèbre pour deux raisons. D’abord, la superbe vue mer dont viennent profiter les Marseillais à l’heure de l’apéro et dont témoignent les bouteilles, canettes ou bonbonnes de protoxyde d’azote qui jonchent le bord de la route. Mais le spot est aussi connu pour être un cimetière de voitures.
Depuis plusieurs années, des véhicules, la plupart du temps réduits en morceaux, y sont jetés depuis la route. « Il y avait à peu près 400 voitures, désossées, dépecées, découpées en morceaux. Ce sont des voitures volées qui ont servi à du trafic de pièces détachées », confiait, lors de notre visite en avril dernier, Jean-Yves Sayag, conseiller métropolitain délégué à la propreté, l’hygiène et les décharges sauvages. Vingt mètres plus loin, des pneus s’amassent par centaines dans un paysage désolant.
Les terrains appartiennent à Lafarge, souvent pointé du doigt pour laisser la situation se dégrader et ne pas procéder à l’enlèvement de ces déchets. « Notre entreprise est victime des comportements insupportables de personnes malveillantes », rép…