Par Laura
D’Angelo –
Publié le 29 Déc 2025 à
12:30
Interrogé sur Europe 1, Pascal
Praud n’a pas hésité à se confier sur les attaques qu’il reçoit de
ses confrères.
Il est devenu l’un des visages les plus commentés, et les plus
critiqués, du paysage médiatique français. À 60 ans passés, Pascal
Praud assume une exposition constante, entre ses émissions sur
Europe 1 et CNews. Une visibilité qui s’accompagne, selon lui,
d’attaques répétées venant de certains confrères.
Une situation sur laquelle il a accepté de revenir sans détour
au micro d’Olivier Guenec. Dans une vidéo diffusée vendredi 26
décembre, son camarade sur Europe 1 pose le constat d’entrée de jeu
: « C’est l’année durant laquelle, je trouve, vous vous êtes
fait le plus attaquer par les confrères, dans les médias, à travers
les Unes… ». Une remarque à laquelle Pascal Praud répond d’un
simple « Oui », avant d’assumer pleinement cette exposition.
« C’est la rançon… On est exposés et c’est
ainsi… », lâche-t-il, lucide. S’il assure ne pas se
laisser atteindre moralement, l’animateur reconnaît néanmoins une
forme d’injustice dans le traitement médiatique dont il fait
l’objet. « Je ne vous dis pas que ça fait plaisir, l’image qui
est donnée de soi n’est pas juste, et elle est souvent
insultante », confie-t-il, visiblement agacé mais déterminé à
ne pas se poser en victime.
Le journaliste est-il critiqué ?
Pascal Praud tente aussi d’analyser cette hostilité persistante.
« Comme je travaille beaucoup, que je suis toujours à Europe 1,
à CNews, au fond, c’est un monde assez hermétique
et je sors peu, finalement, dans la rue », explique-t-il,
suggérant un décalage entre la perception médiatique et la réalité
de ses relations professionnelles. Celui qui a récemment décliné
une proposition de BFM TV estime que la répétition des critiques
finit par tourner en rond. Interrogé sur la tentation de répondre
publiquement, il nuance. « Parfois tu
réagis », admet-il, avant d’ajouter aussitôt :
« Mais souvent, ça ne sert à rien ». Une posture qu’il
justifie par la nature même des articles qui lui sont consacrés.
« Dans ces papiers, il n’y a rien. C’est toujours le même
papier, c’est formidable d’ailleurs », ironise-t-il.
« L »élection présidentielle
arrive »
Avec un sourire,
Pascal Praud, qui s’est confié sur sa vie privée, pointe même
un paradoxe : « À chaque fois, les journalistes interrogent tous
les gens qui ont travaillé avec moi. Comme, manifestement, ils ne
disent pas de mal, bah ils disparaissent dans le papier, il n’y a
pas de témoignage ». Une manière, selon lui, de construire un
récit sans contradiction. Enfin, le journaliste relie ces attaques
à un contexte politique plus tendu. « Ça se tend un peu
politiquement. L’élection présidentielle arrive. On te
tient responsable de, parfois, certains courants politiques »,
observe-t-il encore, avant de conclure que « ce ne sont pas les
médias qui font les courants politiques ». Un discours frontal,
assumé, à l’image d’un homme désormais habitué à évoluer sous le
feu des projecteurs.