EXPOSITION – L’historien de l’art Jasper Sharp et le cinéaste Wes Anderson ont reconstitué le sous-sol de cet artiste rêveur et solitaire.

Pour une fois, l’exposition n’est visible que de la rue. Au 9, rue de Castiglione, dans ce qui est d’ordinaire la seconde galerie Gagosian à Paris. Au premier plan, des boîtes miraculeuses de feu Joseph Cornell (1903-1972) qui contiennent Gille, son Pierrot blanc découpé d’après Watteau, ses petites photos en noir et blanc prisonnières derrière des barreaux, ses flacons mystérieux, ses collages mirifiques entre lanterna magica et surréalisme. Avec « The House on Utopia Parkway : Joseph Cornell’s Studio Re-Created by Wes Anderson », il s’agit de se téléporter en un regard dans le « basement » de cet artiste du rêve, ce sous-sol de la modeste maison familiale d’Utopia Parkway, à Flushing, dans le Queens, à New York, qu’il partagea jusqu’à leur mort avec sa mère et son frère.

Tout y est, l’escalier raide en bois blanc, l’évier gris à deux corps, immense, chiné aux États-Unis, tous ses outils et accessoires rangés par familles, ses boîtes en carton calligraphiées qui vont du plus…

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Le Figaro

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