Les Français ont consommé en moyenne 15 à 20% de plus cette année par rapport à 2024 grâce notamment à une baisse des prix de certains produits selon Serge Papin, ministre des PME et du pouvoir d’achat.
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Publié le 29/12/2025 16:40
Temps de lecture : 3min

Serge Papin, ministre des PME et du Commerce, ancien PDG de Système U, à Paris le 23 septembre 2025 (VINCENT ISORE / MAXPPP)
Le repas de Noël est à peine digéré que vous pensez peut-être déjà à celui du 31, réveillon de la Saint Sylvestre. Mais qu’y aura-t-il sur la table ? Peut-être plus de choses qu’en2024. Serge Papin, ministre des PME (petites et moyennes entreprises) et du pouvoir d’achat a accordé dimanche 28 décembre une interview dans les colonnes de nos confrères du Parisien. Le ministre tire un premier bilan plutôt positif de la consommation pendant les fêtes de Noël.
C’était pourtant loin d’être gagné en cette période d’instabilité politique et budgétaire qui a souvent tendance à plomber la consommation des ménages. « Les Français ont ouvert leur cœur et leur portefeuille », affirme Serge Papin, qui décrit des chiffres plutôt bons par rapport aux années précédentes.
En effet, le ministre pointe une « hausse de 15 à 20% de la consommation par rapport à 2024 » dans certaines enseignes de la grande distribution. Rien que pour la journée du mercredi 24 décembre, la consommation des Français a augmenté de 10% sur un an. Cela se voit particulièrement, selon le ministre, dans l’alimentaire, les rayons des grandes surfaces où le poisson et les produits de bouche festifs ont été achetés en plus grande quantité.
C’est la conséquence, selon lui, d’une baisse globale des prix de certains de ces produits. Des classiques plus abordables qu’en 2024. « Compte tenu de la baisse des prix et d’une inflation maîtrisée, les produits de bouche sont plus abordables cette année », complète l’ancien patron de Système U. Par rapport à 2024, le coût du panier moyen pour Noël (155 euros en 2025) a légèrement baissé par rapport à 2024 avec 155 euros en 2025, et ce, pour la deuxième année consécutive.
En revanche, les produits de fête comme le homard ou le chapon un peu plus cher ont cette année eu plus de mal à trouver preneur. Le ministre assure aussi vouloir être plus ferme sur les retards de paiement en soutenant une proposition de loi pour « déplafonner les sanctions ». Et n’hésite pas à rappeler qu' »on a 20 000 PME en difficultés financières devant le tribunal chaque année parce qu’elles n’ont pas été payées à temps ».
Il souligne à nouveau sa volonté de faciliter le recours à l’intéressement pour les salariés des TPE-PME, un dispositif qui permet de verser une prime sans payer de cotisations sociales et dont Serge Papin souhaiterait aussi qu’elle ne donne pas lieu au paiement d’impôt. Un salarié peut, pour l’instant, demander le versement immédiat de la prime, ou l’investir dans un plan d’épargne salariale, option la plus souvent plébiscitée.