Lors de chaque rencontre de Top 14, L’Indépendant propose ses coups de cœur et ses coups de griffes. Après la défaite de l’USAP en championnat à Toulon (31-16), retour sur une prestation en dent de scie des sang et or.
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L’état d’esprit
Assurément les joueurs se sont envoyés dimanche à Mayol. C’est la base dans le rugby professionnel, mais c’était loin d’être le cas en début de saison du côté de l’USAP. Laurent Labit et ses adjoints ont donc réussi ce premier pari. Celui de se faire entendre et respecter quant aux consignes en termes d’engagement et d’agressivité. Aujourd’hui, les joueurs se couchent sur tous les ballons, grattent même et se démultiplient en défense pour sauver le coéquipier.
La paire Hicks – Velarte
Ces deux-là symbolisent l’engagement usapiste à Toulon. Une performance remarquable pour les deux combattants qui maîtrisent aujourd’hui leur grosse agressivité et arrivent à mettre leur corps en opposition intelligemment. Giorgi Beria a – presque – retrouvé le niveau qui était le sien face au RCT. Une bonne nouvelle à l’image de la nouvelle performance de Théo Forner à l’arrière qui enchaîne et qui surtout est avec Maxim Granell le seul qui a de la vitesse. À noter le retour intéressant (56e) de l’arrière Antoine Aucagne 377 jours après sa dernière sortie.
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La stérilité offensive
Un seul essai du côté de l’USAP sur une maladresse de l’ouvreur de Toulon, Paolo Garbisi. L’USAP a été incapable de construire son rugby dans le camp varois. Le jeu d’occupation a été top pauvre pour porter le danger face à la neuvième défense du championnat. Contre Toulouse (deuxième défense), les Catalans devront se montrer plus entreprenants et plus audacieux.
Le manque de constance en défense
Dimanche, l’USAP a encaissé cinq essais, dont quatre après la pause. À deux reprises, les Catalans ont pris deux réalisations coup sur coup (44e, 48e) et (75e, 77e). Oui les joueurs de Laurent Labit ont été courageux et costauds dans le courage et l’abnégation, mais à force de défendre et de se faire pénaliser (9 fois), l’équipe a reculé avant de craquer. Max Hicks et les siens ont plaqué trois fois plus que leurs adversaires (196 plaquages réussis pour l’USAP contre 61 pour le RCT). Enfin, comment l’arbitre vidéo a-t-il pu accorder l’essai à Brian Alainu’ese (45e), quand le bras de Lucas Velarte est clairement sous le ballon ? Laurent Labit n’a pas voulu rentrer dans le jeu de la polémique dimanche soir, ni avouer que la pièce tombait souvent du mauvais côté au niveau des décisions. Nul doute que le manager saura cette semaine se faire entendre auprès du corps arbitral pour recueillir les explications qui étaient nombreuses dimanche.
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L’USAP c’est pas le pied
Hugo Reus et Tom Ecochard n’ont pas eu la longueur espérée pour renvoyer Marius Domon et les siens dans leurs 20 mètres. Pas plus que la justesse pour porter le danger au-dessus des têtes de Gaël Drean et Mathis Ferté. Un gros point noir qui semble ne pas atteindre Benjamín Urdapilleta à chaque fois qu’il a porté la tunique de l’USAP depuis son arrivée.