«Nous avons donc frappé tous les bateaux et maintenant nous frappons la zone», a-t-il déclaré dans un entretien, sans donner le lieu de cette frappe. «C’était sur le rivage», a-t-il ajouté.

Donald Trump a confirmé lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai pour des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic au Venezuela, dans ce qui pourrait être la première frappe au sol dévoilée par Washington depuis le lancement de sa campagne militaire contre le trafic de drogue en Amérique latine.

Interrogé sur une allusion à une telle frappe dans un entretien diffusé vendredi, le président américain a déclaré lundi depuis la Floride: «Il y a eu une grande explosion sur la zone de mise à quai où ils chargent les bateaux de drogue. (…) Nous avons donc frappé tous les bateaux et maintenant nous frappons la zone, (…) et ça n’est plus là», a-t-il déclaré, sans donner le lieu de cette frappe. «C’était sur le rivage», a-t-il ajouté, sans dire qui a mené l’opération. Il a également refusé de dire qui, de l’armée ou de la CIA, avait mené cette opération.


Passer la publicité

Le président républicain était interrogé par des journalistes après une allusion à une telle frappe dans un entretien diffusé vendredi. Dans une interview radio avec le milliardaire John Catsimatidis, l’un de ses soutiens, Donald Trump avait affirmé que les États-Unis avaient frappé une «grande installation» servant selon lui à la production de bateaux utilisés pour le narcotrafic. «Il y a deux nuits, nous l’avons détruite. Donc nous les avons frappés très durement», avait-il assuré. Interrogés par l’AFP, ni le Pentagone, ni la Maison-Blanche n’avaient confirmé ces propos. De son côté, le gouvernement vénézuélien n’a fait aucun commentaire officiel sur une telle frappe.

Forte pression

Les États-Unis exercent une forte pression sur Caracas depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolás Maduro, accusé par Washington d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic. Les forces américaines ont bombardé des embarcations accusées de transporter de la drogue, faisant plus de 100 morts dans les Caraïbes et le Pacifique.

Washington a également déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes et imposé au Venezuela un blocus visant des pétroliers sous sanctions. Nicolás Maduro dément les accusations américaines, et assure que les États-Unis cherchent à le renverser pour s’emparer du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays.