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Le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse avance. Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté les recours contre l’autorisation environnementale. Cette décision valide l’intérêt public majeur du projet malgré les critiques locales.

Malgré l’opposition d’associations et de riverains, la justice tranche. Ce lundi, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté les recours contre l’autorisation environnementale des aménagements ferroviaires liés à la LGV Bordeaux-Toulouse. Une décision qui permet au projet d’avancer.

Le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse vient de franchir une étape clé. Par deux décisions rendues, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté les recours déposés contre l’autorisation environnementale accordée en février 2024 par le préfet de la Haute-Garonne à SNCF Réseau.

Cette autorisation concerne des travaux situés sur les communes de Toulouse, Fenouillet, Lespinasse, Saint-Jory et Castelnau-d’Estrétefonds. Ces aménagements s’inscrivent dans le cadre du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest, lancé en 2007 pour améliorer les liaisons entre Bordeaux et Toulouse.

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Pourquoi la justice valide le projet

Concernant la protection de la biodiversité, la juridiction estime que le projet répond à un intérêt public majeur et qu’il ne compromet pas l’état de conservation des espèces concernées. Elle considère également qu’aucune alternative ne permettrait d’atteindre les mêmes objectifs avec un impact environnemental moindre.

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Les associations et plusieurs riverains contestaient notamment la validité de l’étude d’impact et la dérogation accordée pour certaines espèces protégées, estimant que le projet présentait des insuffisances et des risques environnementaux excessifs. Le tribunal n’a pas suivi cette analyse, jugeant l’étude d’impact complète et conforme aux exigences réglementaires.

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Cette décision permet à SNCF Réseau de poursuivre un chantier stratégique toujours contesté localement.