C’est le résumé du comportement et du parcours d’une équipe dont la constance n’est pas la marque de fabrique. Un jour elle sert un festin à ses supporters avant de les mettre à la diète le match suivant. Sommets et ratages : le Sluc Nancy fait voler les espoirs comme les ballons, puis il sème le doute. Les repères disparaissent, la cohésion explose, la brume enveloppe tout. C’est un mystère.

À Chalon, les Couguars ont affiché toutes leurs qualités et la somme de leurs défauts. Le premier quart-temps donne l’impression que les carottes sont cuites. Dépassés physiquement, passifs en défense, troués dans la raquette, maladroits, les joueurs de Sylvain Lautié distribuent les cadeaux sous l’œil bienveillant des arbitres dont les largesses en faveur de l’adversaire n’expliquent pas tout. Changement de décor lors de la séquence suivante, des actions prometteuses percent les nuages, le Sluc ne fait plus figure de figurant. Porté par Fleming toujours précieux, Nolley qui n’est pas un top scoreur pour rien et Cozart d’humeur guerrière, il inverse le scénario. Le probable et l’improbable se mêlent. Qui va se casser le nez ? Nous connaissons la réponse. Après avoir comblé son débours et pris l’avantage, le Sluc Nancy perd le rythme, s’ouvre à nouveau à tous les vents et plombé par trop de choses finit par céder.

Préparer les combats à venir 

Cette nouvelle défaite amorce la phase des questions. Pourquoi des moments de grâce sont-ils suivis de traversées du désert ? Quelles sont les causes de la dégradation du collectif ? Il ne s’agit pas de brimer la liberté de s’exprimer ni de bâillonner le talent de Landers Nolley, mais il faut que d’autres que lui créent le danger, marquent des points et fassent dézoomer le plan défensif adverse ciblé sur le shooteur américain. Enfin la répétition de soirées off, celles où le SLUC perd le fil, interpelle tout comme le gâchis aux lancers- francs et les pertes de balles. 

Ce qui se passe en Meurthe-et-Moselle

Comment être meilleur et surtout plus régulier ? Durant la courte trêve, le président Aurélien Fortier et les techniciens doivent chercher la réponse. Pas le plus simple. Faut-il dénicher un passeur hors-pair qui devine tout avant les autres, un leader naturel soucieux de faire briller les autres et de relayer sur le parquet les consignes du coach ou, par crainte de modifier les équilibres internes, ne rien changer ? La réponse dépend des possibilités budgétaires et du projet du club. En attendant et sans s’affoler plus que de raison, il convient de préparer les combats à venir à commencer par celui du 10 janvier (20 h 30 à Gentilly) contre Monaco. Ce n’est pas le moment d’aborder ce défi sur la pointe des pieds plutôt celui de retrouver une force collective et d’oser. Une énorme détermination peut résoudre les problèmes d’inconsistance et pourquoi pas, permettre de basculer vers l’inattendu.