Elle se plie à l’exercice depuis 12 ans. À chaque nouvelle année, le 1er janvier rime avec « vœux ». Des vœux qui cette fois ont un écho tout particulier pour Anne Hidalgo, qui quittera la mairie de Paris en mars prochain, à l’issue des élections municipales.

L’édile ayant annoncé il y a plusieurs mois qu’elle ne se représenterait pas pour un troisième mandat, il s’agit donc de la dernière carte de vœu de la socialiste, en poste depuis 2014. Cette année, Anne Hidalgo a choisi un visuel dessiné par l’artiste américain Shepard Fairey, plus connu sous le nom d’Orbey.

Un artiste bien connu à Paris

On lui doit notamment le visuel « Hope », utilisé pour la campagne présidentielle de Barack Obama en 2008, mais aussi de nombreuses œuvres en France, dont plusieurs fresques à Paris. Plus récemment, on lui doit l’œuvre monumentale installée sur la façade de l’Hôtel de Ville depuis juin dernier.

Pour le visuel de sa carte de vœu de 2026, Anne Hidalgo a choisi de faire confiance au street-artiste, en utilisant une fresque bien connue des Parisiens. Il s’agit en effet de celle peinte à côté de la fontaine Stravinsky de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle (IVe arrondissement), où « se dressent deux figures féminines comme des sentinelles », écrit la maire au début de son message.

Fontaine Stravinsky (IVe). Le visuel choisi par la maire est peint sur un mur parisien, au pied de la fontaine de Jean Tinguely et Nikki de Saint Phalle. (illustration) LP/Elie JulienFontaine Stravinsky (IVe). Le visuel choisi par la maire est peint sur un mur parisien, au pied de la fontaine de Jean Tinguely et Nikki de Saint Phalle. (illustration) LP/Elie Julien

« Entre elles, une fleur s’élève, promesse de renouveau que notre force collective doit naître », poursuit Anne Hidalgo. Et de continuer : « A sa racine, un livre ouvert interpelle : le futur n’est pas écrit. L’inventer, le transformer, l’apprivoiser, telle est notre mission universelle, notre legs aux générations futures. »

« Tout est possible »

« Tout est possible », écrit la maire. « À nous toutes et tous d’agir pour bâtir un avenir de paix, de fraternité où notre planète est protégée. Que l’année qui s’ouvre soit une page libre, à écrire avec conscience, exigence et confiance », conclut-elle.

Libre à chacun désormais d’interpréter comme il l’entend ces mots d’Anne Hidalgo. Forcément, la question de sa succession à l’Hôtel de Ville se retrouve entre les lignes. D’autant que la campagne va très vite entrer dans son sprint final. Rendez-vous le 22 mars pour savoir qui écrira sa lettre de vœux aux Parisiens dans un an.