BB et les stars des sixties : l’exposition de Jean-Marie Périer à Allauch

Tous les artistes yéyé sont passés devant l’objectif de Jean-Marie Périer, photographe du magazine Salut les copains. Dans l’exposition Souvenirs d’Avenir, il présente 100 tirages magnifiques de ses clichés devenus culte des stars des années 60 et 70, à l’Usine électrique d’Allauch, inaugurée à cette occasion. On y admire, entre autres, le portrait d’Alain Delon immortalisé par la publicité d’Eau sauvage, des tournées de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan, ou encore le fameux poster de Salut les copains, qui réunit 47 chanteurs de l’époque. « Mes photos, c’est du spectacle, elles sont faites pour faire rêver et être affichées sur les murs des chambres d’adolescents, affirme le photographe. Elles sont en couleur et toutes posées. »

Parmi ces photos mythiques exposées à Allauch figure un portrait de Brigitte Bardot et de Sylvie Vartan, photographiées par Jean-Marie Périer en 1967, à Rome, dans une villa louée par Gunter Sachs, mari de BB à l’époque.

Jusqu’au 29 mars 2026, ouvert tous les jours sauf les lundis et le jeudi 1er janvier 2026, de 10 h à 18 h en semaine, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h le week-end, à la Galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, 164 avenue du Général de Gaulle, Allauch. Gratuit.

Marseille vue par les Detaille : 164 ans de photos au Musée d’Histoire
Vendeur de barbe à papa en 1984, sur le quai de La Fraternité.Vendeur de barbe à papa en 1984, sur le quai de La Fraternité. / Photo Gérard Detaille

Le Musée d’Histoire de Marseille propose un voyage dans notre ville sur 164 ans grâce au fonds photographique de la famille Detaille, trois générations de photographes qui ont constitué un trésor patrimonial acquis par la Ville en 2021. « Quand on est photographe d’une ville aussi belle, il faut le lui rendre un peu », commentait Gérard Detaille, très ému lors du vernissage de l’exposition. Il est le fils d’Albert Detaille (1903-1996), qui a lui-même succédé à Fernand Detaille (1875-1956) qui a repris l’atelier du célèbre Nadar sur La Canebière en 1902.

On pourra découvrir tour à tour, à travers les époques, des emblèmes de la ville, comme le Vieux-Port, La Canebière, le port de la Joliette, Les Nouvelles Galeries, avec de superbes clichés de l’intérieur du magasin, ou encore les marchés avec des métiers oubliés. L’accent est aussi mis sur les transformations urbaines, les grands événements historiques, l’archéologie et les habitants de la cité phocéenne. Sans oublier les portraits des personnalités marseillaises de Gaston Defferre à Fernandel. Des appareils photos d’époque sont également exposés, témoins des débuts de la photographie, tandis que le studio de Nadar, fréquenté par le tout Marseille de l’époque, a été reconstitué.

Le quai du port avec ses cabanes de douaniers vers 1907-1910 par Fernand Detaille.Le quai du port avec ses cabanes de douaniers vers 1907-1910 par Fernand Detaille. / Photo Fernand Detaille

Du mardi au dimanche de 9 h à 18 h au Musée d’Histoire de Marseille, 2 rue Henri Barbusse (1er). Gratuit.

« Ferdinandea, l’île éphémère », une épopée méditerranéenne au Mucem
"Ferdinandea, l’île éphémère " de Clément Cogitore à découvrir au Fort Saint-Jean au Mucem.« Ferdinandea, l’île éphémère  » de Clément Cogitore à découvrir au Fort Saint-Jean au Mucem. / Photo Nicolas VALLAURI

La nouvelle exposition du Mucem signée Clément Cogitore plonge le visiteur dans l’histoire d’une île mystérieuse qui n’a existé que six mois. Au cours de l’été 1831, elle apparaît en Méditerranée, sous l’influence de l’activité volcanique sous-marine, dans le canal de Sicile en face de la Tunisie. Objet de toutes les craintes et les convoitises géopolitiques, elle disparaît soudainement, sous les vagues, six mois après. L’artiste français Clément Cogitore reconstitue cette fascinante histoire et en fait un motif littéraire, entre art contemporain et cinéma, science et poésie, récit historique et fiction spéculative. « J’ai découvert l’existence de cette île il y a plus de dix ans, par hasard, en tombant sur un ouvrage des années 80 chez un bouquiniste à Palerme, raconte l’artiste. J’ai voulu explorer cette histoire et trouver des archives. »

L’artiste pluridisciplinaire a vécu « l’excitation d’une expédition, dans la lignée des artistes voyageurs » et livre ici au visiteur une déambulation immersive. On découvre des archives, avec des documents historiques, des lettres entre consuls, mais aussi une archive fictive, Ferdinandea : Prémonitions de Clément Cogitore. Cette dernière est composée de diaporamas diffusés par un projecteur 16 mm qui retracent les premiers signes de l’activité volcanique qui va faire surgir l’île. En tout, sept œuvres sont signées par l’artiste de 42 ans. Elles n’ont jamais été exposées en France et viennent d’être acquises par le Mucem.

Jusqu’au 17 mai 2026, tous les jours sauf le mardi de 10 h à 18 h au Mucem, Fort Saint-Jean. Ouvert le 1er janvier 2026. Tarifs 7,50/11 €, mucem.org.

« Aliçe et les drôles d’oiseaux » au Muséum d’histoire naturelle
L’exposition "Aliçe et les drôles d’oiseaux" mêle les œuvres du plasticien Bernard Briançon et les collections du Muséum au Muséum d’histoire naturelle de Marseille (MHNM).L’exposition « Aliçe et les drôles d’oiseaux » mêle les œuvres du plasticien Bernard Briançon et les collections du Muséum au Muséum d’histoire naturelle de Marseille (MHNM). / Photo Patrick RODRIGUEZ

L’exposition invite à réfléchir sur le passage du temps, et sur la nature rêvée et fantasmée, à travers les œuvres du plasticien Bernard Briançon et les collections du Muséum. On retrouvera les animaux emblématiques comme le lapin, le flamant rose et le hérisson, et d’autres représentants de l’arche de Noé onirique que Bernard Briançon propose d’explorer à travers l’univers de Lewis Carroll. Une visite flash est proposée tous les jours jusqu’au dimanche 4 janvier à 15h (sauf le 1er janvier, jour de fermeture du musée). Cette déambulation loufoque et poétique croisera les sciences naturelles et les œuvres de Bernard Briançon (durée 30 min, à partir de 6 ans, réservation conseillée au 04 91 14 59 55, appeler uniquement le matin du lundi au vendredi. Se présenter 15 minutes avant le début de la visite, les places sont réattribuées en cas d’absence).

Une autre visite contée de 20 minutes, Le premier hiver de Renardo, est proposée mardi 30 et mercredi 31 décembre à 10 h 30, vendredi 2 janvier à 10 h 30 et 16 h 30, et samedi 3 et dimanche 4 janvier à 10 h 30 (à partir de 3 ans, réservation au 04 91 14 59 55, appeler uniquement le matin du lundi au vendredi).

Par ailleurs, le Muséum accueille les derniers jours de l’exposition photographique sur les chauves-souris présentes à Marseille, montée en partenariat avec le Groupe Chiroptères de Provence GCP et la Division de la Biodiversité. À voir jusqu’au dimanche 4 janvier.

Ouvert tous les jours sauf les lundis de 9 h à 18 h au Muséum d’histoire naturelle, Palais Longchamp (4e). Fermeture à 16 h 30 le mercredi 31 décembre et toute la journée le jeudi 1er janvier 2026. Gratuit.

Katia Bourdarel au musée Regards de Provence

Ce qui frappe le visiteur, en entrant dans la nouvelle exposition De fiel, de miel et de sel de l’artiste marseillaise Katia Bourdarel au musée Regards de Provence, c’est le réalisme du trait, la perfection du détail. Les peintures de l’artiste née à Marseille en 1970 et qui travaille à Paris, sont impressionnantes de réalisme. Un trompe-l’œil avec lequel l’artiste aime jouer. Elle détourne aussi les traditions en leur insufflant un aspect contemporain. Ainsi, le visiteur rencontrera des Odalisques, des Vénus, des nymphes mais aux allures gothiques, ou encore ficelées, aux corps enroulés de tissus, avec une nudité qui oscille toujours entre douceur et menace.

Jusqu’au 15 mars 2026, du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h, fermé le 1er janvier 2026, au musée Regards de Provence (2e). Tarif 8,50 €.