Vendredi 2 janvier. Pour Gavino Puggioni, ce sera le jour du grand départ.
Sur l’Alcyon, un 6.50 avec lequel il prépare la mini – Transat 2027, le Marseillais va relier Ajaccio au Pirée, 4 jours, en solitaire. « Ce sera pour moi un test, en vue de la grande course qui m’attend avec trois semaines en solitaire », avoue-t-il.
Si ce marin autodidacte se lance dans la course au large, c’est par passion. Mais aussi pour relayer les voix de centaines de personnes qu’il a sauvées d’une mort certaine, lorsqu’il était logisticien à bord de l’Ocean Viking.
Ses interventions à bord du navire de SOS Méditerranée lui ont appris à maîtriser plusieurs aspects de l’intervention en mer. « La priorité, c’est maîtriser la panique qui peut amener à la catastrophe, gérer le stress d’un sauvetage imminent qui peut mal tourner si la peur prend le dessus », détaille t-il.
Pour Gavino, la course au large « est un bon vecteur pour transmettre des valeurs et faire comprendre que tout le monde peut se retrouver, un jour, dans la situation d’un migrant ».
Pour tous ceux qu’il a sauvé des eaux. Pour tous ceux qui, chaque jour, mettent leur vie en danger en défiant la mer pour fuir la guerre et la faim, il a donc décidé de se lancer dans la mini – Transat. « Sur deux ans, je vais multiplier les sorties pour me qualifier. Et mon 6.50, qui reprend le slogan « Tous sur le même bateau » sur sa grand voile, sera un lieu de partage et de sensibilisation au sauvetage en mer. Le but étant de susciter des discussions et des échanges. »
Les dons sont les bienvenus.