Tous les vingt ans, les services du 10 Downing Street, résidence du Premier ministre britannique, transmettent leurs dossiers aux Archives nationales. Ce dépôt est l’occasion pour les journalistes, après le respect d’un embargo, de dénicher quelques perles. La dernière livraison, dévoilée par le quotidien The Guardian, révèle qu’en 2005, les services du Premier ministre ont jugé « confidentiel » et « fondamentalement pas dans l’intérêt du public » les conversations diplomatiques entre le président français Jacques Chirac et Tony Blair, chef du gouvernement britannique au moment de la mort de Diana. Ces échanges, datant de 1997, avaient donc été mis définitivement à l’abri des regards en 2005. Et ne sont pas réapparus depuis.
La princesse Diana, disparue tragiquement le 31 aout 1997. © PA Photos/ABACA
Et pour cause. Le contexte de cette nuit fatale à l’ancienne princesse de Galles est particulier. Le chef de l’état français avait été informé tardivement de la mort de la mère des princes William et Harry. La raison ? Selon plusieurs récits de l’époque, Jacques Chirac a été injoignable dans les heures suivant l’accident survenu sous le pont de l’Alma. Ses conseillers ne l’avaient en effet pas trouvé au palais de l’Elysée. Une rumeur courait alors dans Paris que le président était en galante compagnie cette nuit-là…
Jacques Chirac Elisabeth II et Tony Blair en Ecosse le 6 juin 2005. © Wigglesworth Kirsty/PA Photos/ABACA
Quoi qu’il en soit, l’absence de la publication des échanges entre ce dernier et le Premier ministre britannique ne risque pas d’arrêter les spéculations sur la localisation de Jacques Chirac cette fameuse nuit du 31 aout 1997.
Tony Blair, Bernadette Chirac, Chérie Blair et Jacques Chirac, à Caen, le 6 juin 2004. © ABACA
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