Par

Anthony Soudani

Publié le

30 déc. 2025 à 16h15

C’est un sujet qui revient régulièrement. Les 571 caméras de vidéosurveillance fixes sont-elles suffisamment nombreuses à Lyon ? En mai, le maire écologiste Grégory Doucet a annoncé l’installation de 60 caméras d’ici 2026. Elles s’ajoutent aux 30 caméras nomades déjà acquises au cours du mandat, portant le total à 90 caméras supplémentaires depuis 2020. Si elle salue l’initiative, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, en réclame davantage ce mardi 30 décembre dans un entretien accordé à actu Lyon. 

« Nous avons besoin de plus de caméras à Lyon »

La représentante de l’Etat prend l’exemple de Villeurbanne : « Chaque fois que nous avons demandé des caméras, nous les avons obtenues, et cela a été déterminant. Elles permettent de repérer rapidement les tentatives de réinstallation des points de deal et d’apporter des preuves à l’autorité judiciaire dans les enquêtes sur le narcotrafic. »

Fabienne Buccio assure qu’à Lyon, « nous avons besoin de plus de caméras », mais pas seulement. La préfète redemande quelque chose qu’elle n’aura pas obtenu au cours du mandat de Grégory Doucet : le déport actif, c’est-à-dire la possibilité pour les forces de l’ordre de piloter directement les caméras. « Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, et cela limite l’efficacité lors d’événements graves », assure-t-elle.

« Un plan des besoins existe, il a été transmis à la mairie »

Si la préfète relève que « les caméras promises par le maire sont un premier pas », elle affirme que c’est « insuffisant », tout en ajoutant : « Un plan des besoins existe. Il a été transmis à la mairie. »

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, défend pour sa part un déploiement « raisonné » des caméras, tout en soulignant que « la sécurité est une préoccupation majeure » pour lui. 

Aulas veut doubler le nombre de caméras à Lyon

De leur côté, les principaux candidats aux municipales 2026 ont déjà tous fait leur proposition en matière de vidéosurveillance à Lyon.

À droite, Pierre Oliver (LR), maire du 2e arrondissement, promettait 2 000 nouvelles caméras dans la ville s’il était élu aux municipales 2026. Depuis, il s’est rallié à Jean-Michel Aulas qui annonce, lui, vouloir doubler le nombre de caméras à Lyon.

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Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate de La France insoumise à la mairie en 2026, souhaite, elle, arrêter le déploiement de nouvelles caméras et seulement conserver le parc existant.

À l’inverse, le candidat de « l’union des droites » soutenu par le RN, Alexandre Dupalais, propose un plan massif pour la sécurité comprenant 5 000 caméras, ainsi qu’un nouveau centre de supervision pour la vidéoprotection à la Guillotière.

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