La Ville de Toulon est en deuil. Ancien élu municipal et médecin reconnu, Michel Cameli est décédé, laissant le souvenir d’un homme d’exception, engagé toute sa vie au service des autres.

Dans un hommage publié sur les réseaux sociaux, Hubert Falco rappelle qu’« après dix-huit années au service de la ville de Toulon et de l’intérêt général, il avait quitté la politique en raison de ses problèmes de santé, luttant depuis des années avec courage contre la maladie ».

Colistier lors de la campagne municipale de 2001 aux côtés de l’ancien maire de Toulon, Michel Cameli avait ensuite occupé pendant de nombreuses années les fonctions d’adjoint aux sports.

« C’était un homme atypique, hors normes, iconoclaste, imprévisible mais généreux, profondément humaniste, ô combien fidèle et dévoué. Michel était un homme comme on en croise peu dans une vie. Je garde de lui un souvenir précieux et indélébile », souligne Hubert Falco.

Un docteur entre engagement et transmission

Médecin de formation, Michel Cameli s’est très tôt distingué par l’excellence de son parcours universitaire et professionnel.

Professeur agrégé à l’École d’application du service de santé de la Marine, il a enseigné la chirurgie orthopédique et traumatologique à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon entre 1983 et 1994. Reconnu pour ses compétences scientifiques et pédagogiques, il a formé plusieurs générations de praticiens.

Après avoir quitté le service de santé des armées, il a poursuivi son activité dans le secteur civil, tout en continuant à enseigner. Il s’est notamment « investi auprès des élèves infirmières de l’école de la Croix-Rouge de Toulon et dans la formation de jeunes chirurgiens à l’international ».

Il est d’ailleurs intervenu dans de nombreux pays, notamment en Arménie et en Afrique, à Bangui, au Mali et au Maroc.

Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a participé à de multiples colloques et enseigné dans de nombreux cadres internationaux.

Son engagement humanitaire fut l’un des fils conducteurs de sa vie. « Il opérait bénévolement en Arménie et était professeur Honoris Causa de l’université d’Erevan, où il a opéré et enseigné régulièrement, tant que sa santé le lui permettait », ajoute l’ancien maire de Toulon.

Des distinctions pour son parcours

Michel Cameli a été décoré à plusieurs reprises pour l’ensemble de son parcours. Il a été promu officier dans l’ordre des Palmes académiques en février 2003, chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite.

« Et pourtant, bien qu’il fût un puits de sciences et de culture, nul n’était plus à l’aise que lui sur les gradins du stade de Bon Rencontre, à discuter avec les jeunes de la cité, en utilisant leurs codes et leur vocabulaire.

On pouvait tout aussi bien le croiser en séance du conseil municipal que sur un théâtre de guerre, en opération humanitaire, ou encore dans le centre culturel d’une banlieue défavorisée », conclut Hubert Falco.

De son côté, Philippe Vitel a également rendu hommage à son confrère, qui fut son député suppléant de 2002 à 2012 : « J’appréciais son intelligence, son érudition, son charisme, sa qualité d’écoute et de dialogue, avec en permanence un humour parfois ravageur.  »

À l’ensemble de ses proches, Var-matin adresse ses plus sincères condoléances.