Les mots « expérience, famille et humanitaire » reviennent comme un leitmotiv dans la réflexion familiale. L’écoute d’un podcast les met sur la voie d’Un Objectif pour demain. Créée en 2023, cette association répond à des besoins concrets par des actions ciblant principalement les domaines de l’éducation et de la santé. Après un premier échange en visio, les deux parents rencontrent le fondateur de la structure. Celui-ci habite au Teich, sur le bassin d’Arcachon. Le courant passe. Le projet de la famille bouscataise se dessine.

Cinquante-quatre élèves

Il s’agit de s’attaquer à la rénovation de l’école Dindayalu située dans un petit village, « à onze heures de bus de la capitale », précise le père, dirigeant des Éditions Côté Bord’Eau et bénévole à SOS Méditerranée. Une cagnotte est ouverte sur HelloAsso pour financer le chantier. L’objectif est de réunir un peu plus de 7 000 euros. L’association étant reconnue d’intérêt général, les dons versés ouvrent droit à une réduction d’impôt.

« On cherchait depuis longtemps une idée de voyage qui puisse ouvrir nos enfants à une autre culture, un autre rapport au monde »

Le budget comprend plusieurs paliers. Le plus gros poste de dépense (4 800 euros) concerne la rénovation au sens large du bâtiment : reprise des fissures, peinture, rénovation des façades extérieures, pose de fenêtres, de moustiquaires et de moquette pour les plus petits. Sachant que l’école accueille 54 élèves. Les autres volets visent la remise en état d’un réservoir d’eau, l’achat de fournitures scolaires et de matériel informatique. « L’expérience montre qu’après restauration, le taux de scolarisation augmente fortement. Les familles remettent leurs enfants à l’école. Il y a un effet très concret des travaux », appuie Laurent Laforgue.

Chez l’habitant

Un Objectif pour demain collabore avec l’association népalaise Neem, née après le séisme de 2015. Celle-ci gère sur place le recrutement des artisans et l’approvisionnement en matériaux. Pendant leur séjour, les Laforgue vivront chez l’habitant et donneront un coup de main sur le chantier. « Les élèves seront présents durant cette période. On apportera quelques jeux de société afin de faciliter les échanges », indique la maman, orthophoniste de profession.