Depuis qu’il est arrivé en France, à l’âge de 20 ans, Manoutcher Chamszadeh achète et vend des tapis. Pour autant, le commerçant âgé de 82 ans ne se considère pas comme un “marchand de tapis”. Et pour cause : « Je ne me balade pas avec mon tapis sur le dos en faisant du porte-à-porte, j’ai toujours eu un point de vente… » explique l’octogénaire, l’œil rieur. Sans vouloir dénigrer toutefois les « marchands ambulants » : « Nous ne faisions pas le même métier », précise simplement celui qui est né à Téhéran.
Premier point de vente dans un garage à Neudorf
C’est sur l’insistance de son père, négociant de tapis qui souhaitait que son fils fasse des études de médecine, que Manoutcher Chamszadeh a rallié la France. Une connaissance de la famille à Kaysersberg lui conseille à l’époque d’aller à Strasbourg. Le jeune homme prend alors son balluchon et se lance à l’aventure. Il part sans le sou : « On ne pouvait pas emporter…