Au début de la rue, Jean-Philippe dit JP, Manu et Hiba, font partie d’un groupe de trentenaires qui se retrouvent à Bordeaux pour l’occasion. Certains viennent de Paris, d’autres de Limoges ou de Toulouse. Pourquoi Bordeaux ? « Pour les cannelés ! » plaisante Manu. Côté menu de la soirée justement, le groupe d’amis a fait un choix assumé : uniquement des entrées. « On s’est rendu compte que c’est ce qu’on préférait à Noël », explique Jean-Philippe. Huîtres, escargots, crépinettes, foie gras fait maison… et « une caisse de champagne déjà commandée », assure Hiba.

Entre amis ou en famille

Un peu plus loin, Audrey, 44 ans, et Sylvain, 50 ans, poursuivront les festivités de Noël chez des amis. Au programme : huîtres, saumon, canard et champagne. À la question rituelle : « Que ferez-vous à minuit ? » La réponse fuse : « On s’embrasse ! » lancent-ils en cœur.

Pour Jennifer, 20 ans, et Mélik, 18 ans, l’enthousiasme est plus mesuré. Jennifer rejoindra son neveu à Paris pour un dîner, même si elle confie qu’elle aurait préféré passer la soirée seule, au calme. Mélik, de son côté, sera en famille pour la Saint-Sylvestre. Elle aurait aimé sortir et admirer les feux d’artifice.

Véronique, elle, fête la nouvelle année entourée de ses deux enfants et de sa famille élargie. À 12 autour de la table, fondue et tiramisu sont au menu, suivis d’une soirée jeux de société. Skyjo et Blanc manger coco sont au programme.

Christophe et Françoise, âgés d’une soixantaine d’années, passeront le réveillon à Idron, près de Pau. Leur plan ? Une soirée réservée au plus de 35 ans dans une boîte de nuit, avec repas compris.

Improviser ou rester sous le plaid

Du côté des plus jeunes, Diego et Rafaël, 17 ans, collègues au McDonald’s et originaires du bassin d’Arcachon, prévoient une soirée à 15 dans une maison. Apéro dînatoire à base de chips, salades et bonbons. « On va boire aussi ! » s’empresse de préciser Diego.

Noémie, 20 ans, étudiante en kinésithérapie en Espagne, est remontée spécialement à Bordeaux pour les fêtes. Son programme est minuté : courses à 16 heures avec la bande de copains, apéro dînatoire, début de soirée chez le grand-père de son meilleur ami, avant une sortie en bar puis en boîte.

Gonzague, 23 ans, termine le travail à 18 h 30 le 31 décembre. Aucun plan arrêté. « Tous mes potes sont à l’étranger », explique-t-il, tout juste rentré de Montréal. Il envisage de prendre un train pour La Rochelle, où il a grandi, et d’improviser : restaurant sur le Vieux-Port, bar, boîte, voire un passage par la plage.