Que les Boxers soient menés 2-1 à l’issue du premier tiers peut paraître injuste tant leur maîtrise et leur domination ont été manifestes avec 13 tirs à 5. Sauf à dire que la défense n’est pas exempte de reproches sur les deux réalisations. La première sur un palet perdu et un contre mené par Murnieks depuis sa moitié de terrain sans que personne ne puisse intervenir. Et d’une belle feinte, le Letton ouvrait la marque (6’42’’). Puis, sur une erreur collective sur le deuxième concrétisée par Dorey (18’57’’). Fort heureusement, les Bordelais ne tardaient pas à réagir sitôt le but inaugural puisque trois minutes plus tard, Tomasino égalisait sur un rebond sur lequel Gilbert ne pouvait intervenir (10’27’’).

Au bout d’un gros suspense

Cette égalisation bienvenue laissait entrevoir une confirmation. Sur la qualité du jeu, oui, sur l’efficacité non. Bordeaux attaquait avec conviction et cohérence mais Gilbert faisait bonne garde. Mais encaisser deux buts sur les cinq seuls tirs adverses, c’est beaucoup, beaucoup trop. Menés 1-2, les Boxers se devaient de rebondir au plus vite. C’est chose faite après 1’11’’de jeu par l’entremise d’un Pageau opportuniste sur un engagement gagné (2-2).

La suite ne sera pas de la même veine. La faute à des Rapaces aux serres plus acérés que jamais. Ils vont s’adjuger le momentum et se créer des situations de premier plan. Dubeau veille au grain en multipliant les parades devant Mikrogiannakis puis dans un face-à-face avec Chauvel et sur un tir puissant de Matus. Oui, Bordeaux s’en sortait plutôt bien au terme de ce deuxième acte.

Mais l’entame du 3e tiers s’avérait ubuesque avec trois buts inscrits en moins de 3 minutes. Deux pour Bordeaux inscrits par Giroux et Rambelo après le troisième but de Chauvel pour Gap (4-3). Le suspense était le plus total. Difficile de dessiner un vainqueur. Jusqu’à la supériorité en faveur des Boxers que Bruche concrétisait avec brio (49’01’’). À 5-3, la messe était-elle dite ? Que nenni. Matus profitait encore des largesses girondines pour réduire la marque (53’28’’). Et lors des deux dernières minutes, Gap évoluait à 6 et campait sur la cage de Dubeau qui sortait des arrêts parfois miraculeux. De quoi pousser un immense ouf de soulagement au coup de sifflet final.