Paris Match . L’Elysée a annoncé ce soir avoir proposé de rendre un hommage national à votre épouse, mais que  sa famille n’avait pas donné suite, pourquoi ?
Bernard d’Ormale. Je ne m’occupe pas de cela, mais si on me demande mon avis…En guise d’hommage national, ils n’ont qu’à créer un secrétariat d’État à la cause animale et mettre fin à cette horreur qu’est l’hippophagie. C’est ce que Brigitte a réclamé toute sa vie, c’est qu’elle aurait voulu plutôt qu’un hommage et c’est ce que nous souhaitons pour elle. Et le bel hommage, on va lui rendre nous ici à Saint Tropez, avec la maire Sylvie Siri, qui est une femme formidable. Ce que Brigitte voulait c’était un enterrement simple. Bien qu’autour d’elle jamais rien n’a été vraiment simple… 

Vous allez poursuivre son combat, continuer d’œuvrer auprès de  la Fondation ?
Autant que je le pourrais j’aiderai les gens formidables qui s’en occupent. Je n’ai pas à proprement parler de rôle, j’en suis seulement administrateur. Vous savez, j’ai partagé sa vie pendant trente ans et appris beaucoup de choses avec Brigitte, j’ai non seulement appris à mieux connaître les femmes, mais j’ai aussi appris à être révolté par ce que subissent les animaux dans le monde entier, et notamment en France. Ils sont martyrisés, exploités et connaissent des souffrances inacceptables. Brigitte a vu cela avant tout le monde. 

Elle est partie entourée de ses animaux ?
Oui, les chats surtout venaient se blottir auprès d’elle. Les chiens eux allaient et venaient.

Ils vont rester à la Madrague ?
Ils ne se rendent pas encore compte de sa disparition, car il y a du monde à la maison, des gens de la fondation, du mouvement. Mais pour moi cela parait soudain bien vide ici, sans elle.

Cette femme, Bardot, vous l’avez admiré pendant 30 ans ?
Et je l’admire toujours…C’était fascinant de voir son courage et sa détermination pour essayer d’obtenir des résultats.