DÉCRYPTAGE – Lourdement endettée, la France doit emprunter en 2026 le montant record de 310 milliards d’euros.
C’est ce qu’on appelle une cote mal taillée, en attendant un costume mieux ajusté. La loi spéciale garantissant la continuité budgétaire de l’État, promulguée la semaine dernière par Emmanuel Macron, n’est pas une bonne affaire, selon la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin. En l’absence d’un « vrai budget », le recours à ce « service minimum » coûterait 11 milliards d’euros à l’économie française, avait affirmé le ministère de l’Économie et des Finances en octobre. Un chiffrage qui n’est pas encore stabilisé, reconnaît Bercy. Le rapporteur LR du budget à l’Assemblée nationale, Philippe Juvin, estime pour sa part que, si ce régime ne dure qu’une quinzaine de jours, alors il ne coûtera « pas grand-chose ».
Revenir à 5 % de déficit en 2026
Ce qui est certain, c’est que personne n’a intérêt à ce que cette situation perdure. Les militaires attendent de voir leur budget augmenter de 6,7 milliards d’euros, tout comme leurs collègues de la Justice et de l’Intérieur dans de moindres proportions…
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