DISPARITION – Peindre et créer hors des sentiers battus : tel était le leitmotiv de ce dessinateur dans l’âme, passionné de littérature comme de feuilletons et de magazines, qui laisse une œuvre à part, discrète et entêtante.
On peut dire du peintre conceptuel Jean Le Gac, mort le 27 décembre à 89 ans, que c’est un « artiste d’artistes ». Ces artistes qu’il faut savoir regarder avec le temps, avec seulement l’œil pour guide, sans se soucier des modes, de ses oublis, de ses prix qui sanctifient un nouveau venu en une nuit. Jean Le Gac, par ses récits fragmentaires dessinés, est de ceux-là. Du grand relieur Jean de Gonet aux galeristes parisiens, Daniel Templon qui l’exposa des années 1980 à 2004, et Françoise Livinec qui l’exposera à Art Paris 2026, de Chantal Colleu-Dumond, directrice du domaine de Chaumont-sur-Loire qui l’invita à ses Conversations sous l’arbre en 2022, à ses pairs, les peintres Hervé Di Rosa ou François Boisrond, nombreux sont ceux qui l’apprécient depuis toujours, sans qu’il ne défraie jamais vraiment la chronique. Ce représentant de la Nouvelle figuration, né le 6 mai 1936 à Alès, Gard, a laissé dans ses œuvres la fraîcheur et la liberté du promeneur, qui regarde la nature, la vie…
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