Julien Gavard précise à ce sujet : « Il y a quelques années, je me suis tourné vers les arts. J’ai écrit des poèmes, des nouvelles, et j’ai fait de la musique pour m’évader de mon atmosphère professionnelle quotidienne. Puis au début de la pandémie de Covid, j’ai eu un déclic. J’ai conçu un champ d’expérimentation vers les arts visuels autour de monotypes, qui me permet d’aborder la notion d’empreinte. Cela dans le registre de l’abstraction, proche des œuvres de Vasarely. Au début de 2024, j’ai visité une exposition à Nantes qui présentait les arts des Aborigènes d’Australie, cela a été un choc visuel, une véritable révélation qui s’est avérée une intarissable source d’inspiration créatrice. »

Espaces contemplatifs

Ainsi, Julien Gavard se consacre pleinement à la peinture, son travail s’inscrit dans l’abstraction géométrique avec des motifs répétitifs, nourris par ses explorations personnelles et par l’influence des arts premiers. Il travaille principalement sur papier et utilise des marqueurs de peinture de différentes épaisseurs. Ses compositions sont souvent construites à partir de motifs élémentaires : lignes, cercles, carrés, traits courts. Il réalise également du pointillisme. Ses tableaux proposent des espaces contemplatifs dans lesquels le spectateur peut projeter ses propres émotions et interprétations.

« Depuis septembre 2024, j’ai réalisé des expositions à Mérignac, Langon et sur le bassin d’Arcachon. Il s’agit ici d’une rétrospective de deux années de travail », conclut Julien Gavard.