Après une Saint-Sylvestre 2024 marquée par des incendies de véhicules et des violences, la préfecture du Rhône autorise le recours à un hélicoptère équipé de caméras dans quatre communes de la métropole de Lyon.
La préfecture du Rhône a donné son feu vert à l’usage de caméras aéroportées, dans le cadre du dispositif de sécurité prévu pour la nuit du Nouvel An. Un arrêté, pris le 24 décembre, autorise la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Rhône à « capter, enregistrer et transmettre des images au moyen d’une caméra installée sur un aéronef. »
Cette décision intervient dans un contexte particulier. L’arrêté rappelle que « l’édition 2024 a connu de nombreux incidents », avec « 82 véhicules incendiés et de nombreux projectiles » jetés sur les forces de l’ordre.
Selon la préfecture, la demande formulée le 23 décembre 2025 par la police nationale vise explicitement la « prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens et la sécurisation des rassemblements. »
Quatre communes sont concernées : Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Villeurbanne et Rillieux-la-Pape. À elles seules, elles concentrent « 49 % des faits de violences, de dégradations et de destructions pour la Saint-Sylvestre 2024 », souligne l’arrêté.
Pour appuyer une nouvelle fois cette décision, la préfecture estime par ailleurs que les moyens existants sont insuffisants. Les dispositifs de vidéoprotection au sol « ne permettent pas de couvrir l’ensemble du secteur concerné », tandis que les caméras embarquées offrent « une continuité d’observation sans déplacement d’effectifs d’une commune à l’autre. » Leur mobilité permet également « d’être dans l’anticipation et non dans la réaction a posteriori. »
Le texte explique que « seule la mise en œuvre de l’hélicoptère peut permettre le suivi », celui-ci étant équipé « en optique thermique et infra rouge. » Un seul dispositif est autorisé : une caméra Wescam MX15, embarquée sur hélicoptère. La mesure est strictement encadrée dans le temps. La captation d’images est autorisée du mercredi 31 décembre 2025 à 18 heures au jeudi 1er janvier 2026 à 2 heures, et uniquement « aux lieux où sont susceptibles de survenir les atteintes » visées par l’arrêté.