VIDÉOS –  De Cyril Hanouna à Raphaël Glucksmann, en passant par Rachida Dati, l’année aura été riche en séquences marquantes. Retour en images sur ces échanges sous tension.

Politiques, chroniqueurs ou comédiens, tous ont, cette année encore, offert un véritable spectacle médiatique. Entre clashs en direct, débats enflammés et dérapages, les plateaux se sont souvent transformés en arènes. À l’occasion de cette fin d’année, retour sur cinq séquences marquantes.

Éric Zemmour et Raphaël Glucksmann

La première séquence marquante de 2025 est celle offerte par les deux hommes politiques sur le plateau de «La Grande Confrontation» sur LCI au mois de novembre. Le principal point de tension est né d’une question posée par David Pujadas à l’eurodéputé socialiste, lui demandant si la diversité était, selon lui, «source d’équilibre et de bonheur», contrairement à ce que pense son adversaire. «C’est cette diversité que vous condamnez qui a fait de notre pays une grande nation qui a un destin. Moi, je ne rêve pas pour la France d’un destin à la hongroise, à la Orbán… » a répondu le compagnon de Léa Salamé.


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Le leader de Reconquête s’est aussitôt élevé contre ces propos, citant les morts de la petite Lola, de Thomas Perotto à Crépol, ou encore de Philippine Le Noir de Carlan pour appuyer son point de vue. Le ton est alors rapidement monté entre les deux hommes. «En Hongrie, vous obéiriez à Xi Jinping et à Vladimir Poutine », a répliqué Raphaël Glucksmann, tandis que leurs attaques rendaient l’échange de plus en plus inaudible. «C’est indigne ! Vous vous moquez de ces gens », a répondu Éric Zemmour, provoquant à son tour la colère de son opposant. Face à ce tumulte, David Pujadas, debout sur le plateau, a tenté de calmer la situation, rappelant ses invités : «Vous ne donnez pas le bon exemple.»

Paul de Saint Sernin et Nicolas Bedos

Le plateau de «Quelle époque !» a été, cette année encore, témoin de nombreux affrontements médiatiques. L’une des séquences les plus commentées a eu lieu au printemps, entre Nicolas Bedos et le chroniqueur de l’émission Paul de Saint Sernin. Le samedi 3 mai, le comédien était l’invité de Léa Salamé pour présenter son dernier livre intitulé La soif de honte, paru aux éditions de L’Observatoire. Dans cet ouvrage, le réalisateur de Mascarade revient sur sa condamnation à un an de prison, dont six mois avec sursis sous bracelet électronique pour agressions sexuelles sur deux femmes en 2023.

Ce soir-là, seul face à la journaliste, Nicolas Bedos a dû encaisser une pique de Paul de Saint Sernin, fidèle à son humour provocateur : «Tout l’argent récolté grâce à la vente de ce livre va être reversé à une association de victimes. Tu ne le sais pas, je viens de le décider». Après un léger sourire, Nicolas Bedos s’est finalement crispé : «C’est sérieux ce qu’on dit, là». Imperturbable, le sniper a immédiatement répliqué : «C’était une manière de te rappeler que le consentement compte : je décide à ta place, sans te demander ton avis». Une ultime punchline qui a jeté un froid sur le plateau de Léa Salamé, sous les rires gênés du public.

«Mon taf, c’est de faire une vanne» : Paul de Saint Sernin revient sur son échange tendu avec Louis Sarkozy

Pascal Praud et Shannon Seban

Habitué des débats agités, Pascal Praud recevait le 10 juin Shannon Seban, présidente du groupe Renaissance en Seine-Saint-Denis, venue présenter son livre Française, juive et alors ? publié aux éditions de L’observatoire. «Depuis l’attaque du 7 octobre, j’ai le sentiment que le Rassemblement national défend les Français juifs tandis que LFI les attaque », a lancé le journaliste avant d’interpeller son invitée : «Vous qui êtes juive, considérez-vous que c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?» Ce à quoi l’élue Renaissance lui a répondu : «Ce que veut le Rassemblement national, c’est l’effacement des identités. Moi, je crois en la richesse de la diversité.»

Une prise de position qui a fait bondir l’éditorialiste de CNews, détaillant la critique de son livre : «Je ne comprends rien à ce que vous dites, c’est un méli-mélo de poncifs et de phrases creuses… une bouillie intellectuelle !» Avant d’ajouter : «Je ne comprends pas que vous refusiez de choisir entre le RN et LFI !» Agacée, Shannon Seban a tenté de recentrer le propos .«On ne va pas faire trente minutes sur le RN ! Ce n’est que trois pages sur deux cent !» a-t-elle finalement conclu.


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Rachida Dati et Patrick Cohen

Une semaine plus tard, c’est sur le plateau de «C à vous» que l’ambiance était électrique. Invitée par Anne-Élisabeth Lemoine, la ministre de la Culture intervenait quelques jours seulement après la diffusion d’un «Complément d’enquête» l’accusant d’avoir perçu 299.000 euros d’honoraires non déclarés de GDF Suez, alors qu’elle exerçait à la fois comme eurodéputée et avocate. Interrogée par Patrick Cohen sur ces faits, Rachida Dati a répliqué en retournant la question au journaliste, en référence à une enquête de Mediapart le visant : «Est-ce que c’est vrai, Monsieur Cohen ? Est-ce que vous harcelez vos collaborateurs ? Est-ce que vous êtes désagréable avec les gens avec lesquels vous travaillez ?»

« Ce n’est pas très reluisant ce que vous faites, Madame Dati. C’est déshonorant », lui a répondu le chroniqueur. La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait provoqué la réaction de France Télévisions, qui avait rappelé que «les attaques personnelles contre les journalistes ne sont pas acceptables».

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«Moi je fais, vous, vous commentez…» : Jordan Bardella tacle Patrick Cohen

Cyril Hanouna et Thomas Guénolé

Parmi les échanges les plus explosifs de 2025, impossible d’oublier ce débat enflammé qui a eu lieu sur le plateau de «Touche pas à mon poste !». Tout était parti d’une déclaration de Thomas Guénolé, invité quelques jours plus tôt dans l’émission de C8 : « Si on est athée ou agnostique, une église est un bâtiment comme un autre, c’est normal de la vendre» . Une semaine plus tard, le politologue renchérissait en direct : « Aller à l’église, à la mosquée ou à la synagogue, c’est aller rendre visite à son ami imaginaire ! » Une réponse qui n’a pas vraiment plu à l’animateur lui répondant : «La ferme!».

Thomas Guénolé, vexé, s’est levé pour quitter le plateau en pointant du doigt son interlocuteur : «Vous ne me parlez pas comme ça». «Qu’est-ce qui t’arrive ? », s’est étonné son hôte. «Vous venez de me dire “la ferme”, c’est grossier. Il y a des jeunes qui nous regardent », a répliqué Thomas Guénolé. «Parce que la ferme, c’est insupportable. Quand je dis stop, c’est stop », s’est ensuite défendu Hanouna. «C’est le KO le plus rapide de l’histoire», avait conclu Jean-Michel Maire, sous les rires du public.

Mention spéciale: Manuel Bompard et Bruno Jeudy

Enfin, en dehors de ce top 5, une mention spéciale s’impose pour l’échange entre Manuel Bompard et Bruno Jeudy, sur BFMTV. Invités à commenter les propositions économiques de François Bayrou pour établir un budget, l’éditorialiste et le député des Bouches-du-Rhône s’étaient rapidement écharpés autour de la fameuse «taxe des plus riches » proposée par La France Insoumise. «Ce sont des gens riches, très aisés, qui quitteront la France », prévenait Bruno Jeudy. Une affirmation qui a fait bondir son adversaire : «Le problème, Monsieur Jeudy, c’est que vous n’avez pas travaillé avant l’interview ! »


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Visiblement agacé par cette remarque, le journaliste a alors répliqué aussitôt : « Vous faites à chaque fois le coup du mépris. Vous êtes toujours désagréable ! »Manuel Bompard, loin de se démonter, a continué d’argumenter: « La taxe Zucman prévoit un dispositif anti‑exil fiscal pour que ceux qui partent continuent à payer leurs impôts pendant cinq ans. Ce détail‑là vous avait manifestement échappé… » Un épisode que la chaîne d’information n’est pas près d’oublier, ayant réuni ce soir‑la plus de 660.000 téléspectateurs en moyenne.