Alors que l’épidémie de grippe bat son plein, profitant des
réunions de famille pour contaminer de plus en plus de Français,
un autre virus œuvre dans l’ombre. Moins connu, il
est surtout beaucoup plus virulent comme l’ont
expliqué des médecins. Et il peut rester actif longtemps sur des
surfaces inertes.
« En semaine 51, les indicateurs infections
respiratoires aigües (IRA) demeuraient en nette
augmentation en ville et à l’hôpital, et ce, dans toutes les
classes d’âge. », résume le site Santé Publique France dans son dernier
bulletin. Depuis plusieurs semaines, la France est touchée par
une épidémie de grippe qui n’épargne aucune
région. Il ne reste en fait plus que La Réunion, qui est passée en
pré-épidémie lors de l’avant-dernière semaine de l’année.
Au milieu de l’épidémie de grippe, ce virus très contagieux
passe inaperçu
La bronchiolite fait également parler d’elle et de la
même façon l’ensemble de l’Hexagone est en rouge, couleur indiquant
que l’épidémie est bien installée. Seul le covid est un peu moins
présent avec des « indicateurs syndromiques globalement stables
et à des niveaux faibles. » Et avec les déplacements et les
réunions lors des fêtes, nul doute que ces maladies ont encore de
beaux jours devant elle.
Mais un autre virus beaucoup moins connu inquiète aussi les
médecins, comme l’a expliqué le site du journal
Express. En
effet, le Dr Eric Sachinwalla, directeur médical du service de
prévention et de contrôle des infections au Jefferson Health, un
célèbre hôpital américain situé dans le New Jersey, a lancé
l’alerte au sujet d’une recrudescence des infections à
adénovirus.

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Difficile
de le différencier de la grippe.
Ce virus résiste aux désinfectants courants
Surtout, l’adénovirus « est très contagieux,
car il est plus résistant que d’autres virus ; l’eau et le savon,
ou les désinfectants courants, ne suffisent pas à l’éliminer, ce
qui lui permet de survivre plus longtemps dans
l’environnement. », comme l’a raconté le spécialiste. Il ne
suffit pas de se nettoyer régulièrement les mains et même si vous
prenez vos précautions, vous n’êtes pas à l’abri.
« La transmission d’un adénovirus se fait par un
contact direct ou plus rarement par voie
manuportée (par l’intermédiaire des mains en contact avec un
objet ou un aliment contaminé) avec les
sécrétions nasopharyngées (salive, gouttelettes
respiratoires…) ou les selles d’une personne infectée », a
souligné la Dr Fabienne Kochert, pédiatre et Présidente de
l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), interrogée
par Le Journal des
Femmes.

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Il
résiste aux désinfectants classiques.
Il n’existe pas de traitement
spécifique pour ce virus
Bien souvent, les symptômes ressemblent à
ceux de la grippe ou du covid avec fièvre, toux et écoulement
nasal notamment. Toutefois, « la
kératoconjonctivite est le signe le plus typique
d’une infection à adénovirus, mais reste peu fréquente », a
ajouté l’experte. Mais, il arrive aussi que la maladie engendre des
problèmes gastriques avec des diarrhées, en particulier chez les
jeunes enfants.
Contrairement à d’autres pathologies plus répandues, il n’existe
pas de traitement spécifique et il faut prendre
son mal en patience. Il faut compter entre une et deux semaines
pour se remettre avec des symptômes qui peuvent être plus ou moins
graves en fonction de l’état de santé du malade. C’est ainsi que la
vigilance est de mise chez les personnes âgées, les jeunes enfants
et les personnes immunodéprimées.