Ce mercredi, dernier jour de l’année, le magasin « Jour de Fête » à Saint-Étienne vit l’une de ses plus grosses affluences. Pour célébrer le passage à l’année 2026, de nombreux clients viennent depuis plusieurs jours acheter des décorations et surtout des déguisements.
C’est la deuxième période la plus intense de l’année pour le magasin « Jour de Fête » au centre commercial Steel de Saint-Étienne. Seul Halloween amène plus clients que la semaine du jour de l’An. Décorations pour la table, ballons, confettis, cotillons, et surtout déguisements. Tout le fond du magasin, dédié aux costumes, est rempli. On trouve des masques, des perruques, des paillettes…
Samuel, 16 ans, parcourt les rayons avec ses deux sœurs : « on cherche des choses absurdes parce que le thème cette année, c’est « je me suis trompé de soirée » ». Chaque année, ils passent le Nouvel An avec les amis de leurs parents. Sa petite sœur, Camille, confie : « il faut toujours fêter la nouvelle année, je trouve, c’est bien parce qu’on retrouve tous les copains ».
Oublier la morosité ?
Dans le rayon d’à côté, un homme choisit un costume de Zorro, l’idole de sa jeunesse. Sa compagne Isabelle explique : « L’an dernier, on a fait le réveillon avec les mêmes personnes et au bout d’un moment, on a mis des perruques, on a rigolé comme pas possible. Alors cette année, on se déguise dès le début, on va bien rigoler ! ». Lui, déjà dans la peau du personnage, ne dévoile pas son identité, mais assure : « On va tous être un peu ridicules, mais il ne faut pas se prendre la tête. Surtout en ce moment avec les problèmes politiques, internationaux… là, on va se lâcher. »
Tout le fond du magasin est dédié aux déguisements. © Radio France – Gabin Grulet
Derrière eux, Pascal, se presse pour trouver un petit accessoire. Il va se déguiser aussi, mais presque à contrecœur : « c’est une tradition à la con, c’est un jour comme les autres. Cette espèce de communion où tout le monde s’aime, pour moi c’est du pipeau. Ça me fait plaisir d’y être, mais je trouve qu’on en fait trop. »
Des cotillons à 10 euros
À l’entrée du magasin, un produit est particulièrement mis en avant : une machine à fumée pour produire de la vapeur. Selon Olympe, la responsable du magasin, ces machines sont souvent demandées, même pour des petites soirées, comme les jeux de lumière.
La responsable assure aussi ne pas trop sentir la baisse de pouvoir d’achat : « Je pense que pour s’amuser, on trouve toujours un moyen. Il n’y a pas besoin d’un gros budget, il y a des boîtes de cotillons à une dizaine d’euros pour plusieurs personnes. » Il y a encore beaucoup de monde, souvent le 31 au matin, puis ça se calme l’après-midi quand tout le monde prépare les décorations et les déguisements à la maison.