Par
Nicolas Gosselin
Publié le
31 déc. 2025 à 7h12
Comme toujours, une actualité en chasse une autre et au moment de fêter la nouvelle année, il est temps de jeter un coup d’œil dans le rétro pour se rappeler les faits qui ont façonné cette année 2025 à Bordeaux. On a sélectionné dix événements marquants.
La mort inattendue de Nicolas Florian
Il se préparait à prendre sa revanche sur Pierre Hurmic. Battu au second tour par le maire écologiste, Nicolas Florian était dans les startings-blocks pour se lancer dans les élections municipales 2026. Il avait déjà pris attache avec Thomas Cazenave pour former une union.
Le successeur d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux (2019-2020) était prêt pour la bataille électorale mais son corps l’a rappelé à l’ordre subitement. L’élu Les Républicains est mort d’un AVC le 26 janvier, à l’âge de 55 ans, laissant la ville sous le choc et ses proches sans voix.
Cinq jours plus tard, ses obsèques étaient organisés à la cathédrale Saint-André, avec un hommage vibrant rendu juste avant à la mairie par son mentor Alain Juppé. De nombreux Bordelais sont venus assister à la cérémonie funéraire, ainsi que des personnalités politiques comme le Premier ministre de l’époque François Bayrou ou Gérald Darmanin.
Les grands travaux du pont de pierre
Les travaux du pont de pierre ont démarré doucement le 5 mai, avant de passer la vitesse supérieure durant les vacances d’été avec la coupure de la ligne A du tramway pour le bon déroulé des travaux.
Ce chantier titanesque d’une durée de 50 mois doit permettre de consolider la structure de l’ouvrage bicentenaire afin d’assurer sa pérennité. « En théorie, il a dépassé son espérance de vie », rappelait Stéphane Pokora, directeur de la voirie et des ouvrages d’art au sein de Bordeaux Métropole, au moment d’expliquer les étapes du chantier.
Pierre Hurmic a changé son fusil d’épaule
D’abord réticent à l’armement de la police municipale avant son élection, voire au début de son mandat, Pierre Hurmic a finalement été pragmatique, comme il aime à le dire, en voyant que l’insécurité pouvait gagner du terrain dans sa ville.
Aussi, face aux difficultés de recrutement au sein de la police municipale, l’armement des agents constitue un argument de poids en ce sens. Résultat : une brigade armée de 15 agents a été déployée dès la mi-juin.
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Et elle a été renforcée à l’automne pour compter désormais 57 membres. « Il faut utiliser les outils que l’on pense efficaces pour essayer de répondre à un certain nombre de problèmes », justifiait le maire, lors d’une présentation des premiers agents le 17 juillet.
Le premier titre de l’Union Bordeaux-Bègles
L’Union Bordeaux-Bègles a écrit son histoire. Le club girondin a remporté le titre européen face à Northampton, au terme d’une finale rondement menée (28-20).
Le soir même, puis le lendemain avec les joueurs victorieux, la fête a été folle avec de grandes scènes de liesse dans les rues de Bordeaux pour ce premier titre du club.

Les joueurs de l’UBB sont montés dans un bus à impériale en direction de la place des Quinconces. (©Actu Bordeaux / Aurélien Cardot)
Il a même failli être couronné d’un deuxième dans la foulée, avec le Brennus, mais comme en 2024, l’UBB s’est inclinée en finale face à Toulouse (39-33).
Les adieux d’Alain Anziani
C’était un secret de Polichinelle. Alain Anziani avait de graves problèmes de santé et il avait même dû abandonner son siège de président de Bordeaux Métropole en mars 2024, laissant la place à la socialiste Christine Bost.
Depuis des mois déjà, on le voyait affaibli par la maladie. Elle a fini par l’emporter le 19 juillet. L’ancien président de la Métropole et maire de Mérignac, grande personnalité politique bordelaise, a eu le droit à une vague d’hommages de ses homologues locaux et d’un ancien président de la République.
Le Matmut Atlantique, c’est fini
Conséquence de la dégringolade tragique des Girondins de Bordeaux, le stade Matmut Atlantique n’est plus. Après une décennie, ça fait bizarre.
Rassurez-vous, il n’a pas été rasé – même si Pierre Hurmic répète à l’envi qu’il n’aurait jamais dû être construit – il a juste perdu son nom.
Le contrat de naming, qui portait sur dix ans, est arrivé à échéance et l’assureur, qui payait deux millions d’euros par an pour donner son nom à l’enceinte sportive, n’a pas souhaité le renouveler vu la faible exposition offerte par les Girondins de Bordeaux en National 2.
Un été plus chaud que jamais en Gironde
Ce n’est pas une surprise avec le réchauffement climatique. L’été 2025 a battu des records de chaleur en Gironde et notamment à Bordeaux.
Dans la capitale girondine, le mercure a atteint les 41,6 degrés le 11 août, battant l’ancien record du 23 juillet 2019 (41,2 degrés). À noter que les relevés à la station de Bordeaux-Mérignac ont démarré en 1920.
Plus globalement, les épisodes de forte chaleur et de canicule durant l’été avec des températures parfois étouffantes même la nuit.
La dette historique et abyssale du Département
Le 13 octobre, le Conseil départemental de la Gironde a soumis au vote une révision du budget 2025, affichant un solde négatif record.
Au total, on parle d’un déficit inédit de 101,7 millions d’euros. Lors de la séance plénière du 1er décembre, le Département de la Gironde a présenté son plan de retour à l’équilibre pour éviter la mise sous tutelle.
Pour ce faire, la collectivité prévoit des économies drastiques qui vont impacter durement de nombreux domaines, comme la culture et les associations par exemple.
Le réseau TBM passe de trois à cinq lignes de tramway
Le 6 décembre, deux nouvelles lignes de tramway ont été inaugurées à Bordeaux : la E et la F. Il ne s’agit pas à proprement parler de nouvelles lignes, dans le sens où elles reprennent des parcours déjà existants.
En fait, grâce aux travaux d’aiguillage de la Porte de Bourgogne durant l’été, la ligne E permet de relier la gare de Blanquefort et le terminus Floirac Dravemont. La rive droite sera ainsi reliée sans changement au pôle d’échanges de la place des Quinconces.
Et la ligne F permet une liaison directe de la gare de Bègles à l’aéroport, en passant par la gare Saint-Jean. Sur son trajet on trouve aussi l’hôpital Pellegrin et l’Hôtel de ville.
Mauvaise nouvelle : l’ajout de ces deux nouvelles lignes apportent de nombreux désagréments sur le réseau depuis leur lancement.
Les agriculteurs plus en colère
La nuit du 11 au 12 décembre, les agriculteurs de la Coordination rurale ont mené plusieurs actions à Bordeaux, dont à la Cité du vin. Ils protestaient contre la politique sanitaire du gouvernement face à l’épidémie de dermatose nodulaire.
Comme en début d’année 2024 où ils avaient notamment déversé du lisier sur le miroir d’eau à Bordeaux, les agriculteurs réclament aussi une rémunération décente alors que le Mercosur leur impose une concurrence déloyale.
Pour se faire entendre, les membres de la Coordination rurale ont bloqué l’autoroute A63 au sud de Bordeaux durant des jours, recevant le soutien d’une bonne partie de la population. Même Philippe Etchebest y est allé pour se faire un coup de pub à moindres frais.
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