Par
Nicolas Dendri
Publié le
31 déc. 2025 à 8h10
[En ce dernier jour de 2025, Actu Rugby vous propose de (re)découvrir l’article le lu de l’année sur son site. Publié le 2 mai 2025, celui-ci concerne la reconversion de l’ancien pilier international Sylvain Marconnet. En voici une version synthétique. L’article intégral est ici].
Après 17 ans de carrière au plus haut niveau, Sylvain Marconnet s’est reconverti dans l’immobilier au Pays Basque.
À la tête de deux agences à Anglet et Capbreton, l’ancien pilier cinq fois champion de France avec le Stade Français s’épanouit avec ses équipes en relevant les challenges du quotidien. Avec l’état d’esprit rugby toujours en lui et sa carrière globalement bien accueillie… même si une fois l’affaire ne s’est pas conclue avec un Bayonnais.
Sylvain Marconnet dans le secteur immobilier
Juste après sa carrière et durant une dizaine d’années, Sylvain Marconnet a exercé une activité dans le domaine du marketing sportif. « Je m’y régalais », se souvient-il.
Mais, la crise sanitaire de 2020 a fait basculer les choses. « Ce secteur a été durement impacté. J’ai donc décidé de me retirer de ce milieu-là », reconnaît-il avant d’admettre son attirance « depuis toujours » pour l’immobilier.
Depuis 2021, Sylvain Marconnet est franchisé avec l’enseigne l’Agencerie, créée par Julien Raynaud, ancien troisième ligne d’Albi. « On était pote même si on n’est pas de la même génération. On partageait plusieurs points communs. Je suis allé plus vite concernant l’apprentissage et tout ce qui est logiciel, en rejoignant la franchise ».
Un Bayonnais qui « détestait » Marconnet
Au quotidien, le Basque d’adoption, qui vivait déjà dans la région « par amour », fait des transactions immobilières avec l’aide de ses collaborateurs. « Je fais plus précisément de la gestion locative », précise le dirigeant. L’ancien international du XV de France a globalement « des réactions positives et sympathiques » auprès des clients qui le reconnaissent.
Par rapport à sa notoriété, il n’en joue pas trop et préfère se satisfaire. En revanche, ayant connu les années de gloire avec le Stade Français ou en ayant terminé sa carrière au Biarritz Olympique en 2012, certains ressentiments peuvent resurgir. Sylvain Marconnet se souvient d’une anecdote du côté de Bayonne :
« C’est arrivé une seule fois avec un Bayonnais qui n’a pas voulu me signer un mandat. Il a dit à une de mes collaboratrices : je ne vais pas vous filer le mandat, je détestais Marconnet c’est un gros con ! En fait, une défaite contre le Stade Français l’avait marqué et il considérait que j’avais eu un comportement odieux. »
Sylvain Marconnet
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Sylvain Marconnet et le plaisir du travail
Comme beaucoup d’entrepreneurs, Sylvain Marconnet vibre au quotidien à travers son business. « J’aime créer de la valeur, coopérer à travers mes agences et avec mes collaborateurs. Il y a un vrai travail d’équipe dans l’immobilier et c’est ce que j’essaye de développer », insiste le directeur d’agence qui « se lève tous les matins avec la banane ».
Par rapport à une conjoncture économique compliquée dans le domaine de l’immobilier, la résilience acquise dans le rugby professionnel permet aussi au chef d’entreprise de faire face :
« Quand on est animé comme cela et qu’il y a des difficultés, on est capable de les surmonter. Je ne suis pas du genre à lâcher. Même si on préfère quand c’est confortable, j’aime l’adversité. Dans une carrière professionnelle, on est constamment remis en question et le contexte actuel me force à me battre pour mes entreprises et mes collaborateurs. »
Sylvain Marconnet
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Sylvain Marconnet, ici aux côtés de Frédéric Michalak, c’est 85 sélections avec le XV de France. (©Icon Sport)Une « bonne génétique » pour « encaisser les coups »
Accompagné par Max Guazzini pour préparer sa reconversion et se former au marketing entre 2007 et 2008, l’ancien pilier a mis un terme à sa carrière en 2012 au Biarritz Olympique. Malgré une proposition de Toulon, il a basculé directement dans sa reconversion.
« Je n’ai pas pris le temps de souffler. De suite, j’ai plongé dans ma reconversion. J’ai toujours eu beaucoup de curiosité, de capacité à essayer de m’adapter », précise-t-il en étant reconnaissant par rapport à « sa bonne génétique » qui lui épargne des séquelles physiques de ses 17 ans de carrière et de ses 85 sélections avec les Bleus.
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