l’essentiel
Les policiers ont saisi pas moins de 13 kg de drogue (cannabis et cocaïne) ainsi que des armes à feu en perquisitionnant l’appartement d’un homme domicilié près de Toulouse.

Le « tuyau » méritait bien d’être creusé. Mi-décembre, les policiers de la brigade anticriminalité Rive gauche (BAC) apprennent qu’un individu domicilié à Cugnaux (Haute-Garonne), près de Toulouse, tremperait dans le trafic de stups. La commune en question relève de la zone gendarmerie mais un deal est trouvé : les policiers restent aux commandes et les militaires les épaulent en renfort.

Le chien « marque » l’appartement

« Des surveillances discrètes ont été mises en place », élude une source proche du dossier, peu encline à dévoiler les secrets maison. Le comportement de la cible semble corroborer l’information obtenue sous le manteau. Ses fréquentes allées et venues autour de l’immeuble, doublées d’une méfiance de tous les instants, achèvent de convaincre les forces de l’ordre.

Une opération est montée en urgence, en collaboration avec le PSIG de Cugnaux (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie). Lundi 29 décembre 2025, le chien « marque » le fameux appartement visé, situé en rez-de-chaussée. La perquisition se révèle fructueuse.

« Les collègues ont saisi 5 kg d’herbe de cannabis, 7 kg de résine et 800 g de cocaïne », énumère notre source. Soit près de 13 kg de drogue au total. Par ailleurs, la fouille du logement a permis d’exhumer un fusil à pompe, une arme de poing, ainsi que près de 6 000 euros en liquide.

L’homme de 34 ans dit jouer les nourrices

Deux hommes ont été appréhendés. La cible, donc, un homme de 34 ans, « déjà connu de la police », qui aurait reconnu lors de ses auditions participer à un trafic de stups en jouant les nourrices. Et « un voisin », qui se trouvait là par hasard. Rapidement mis hors de cause, il a été laissé en liberté.

À l’issue de sa garde à vue au commissariat central, le mis en cause doit être déféré ce mercredi matin devant la justice, en vue d’une potentielle audience de « plaider coupable ».