Falcon’s Flight, emblème du nouveau parc Six Flags Qiddiya City ouvert ce mercredi, pulvérise tous les records mondiaux pour ce type d’attraction. Un projet à la hauteur de ce complexe touristique flambant neuf implanté en plein milieu du désert.
Il va falloir avoir le cœur bien accroché. L’Arabie saoudite inaugure ce mercredi 31 décembre une montagne russe pulvérisant tous les records du monde de sa catégorie : 195 mètres de haut, 250 km/h et 4,3 kilomètres de parcours. Falcon’s Flight, attraction phare du nouveau parc Six Flags Qiddiya City, détrône ainsi l’américain Top Thrill 2 (128 mètres de haut), l’émirati Formula Rossa (240 km/h) et le japonais Steel Dragon 2000 (2,5 km de long).
Les rails blancs, sur lesquels les trains sont propulsés à plusieurs reprises, grimpent jusqu’en haut de la montagne qui surplombe le parc avant de chuter le long de la falaise. Entre les températures importantes de la région et l’échauffement des roues par la vitesse élevée des trains, il a même fallu installer un système de refroidissement. Les trains sont également équipés de visières pour protéger les passagers. Un «roller coaster» démesuré construit par le suisse Intamin, qu’on retrouve derrière le très populaire Toutatis au Parc Astérix, et qui avait déjà conçu les montagnes russes les plus rapides et les plus hautes du monde.
850 millions d’euros
Flacon’s Flight domine les 27 autres attractions du projet tout aussi démesuré de Six Flags Qiddiya City, première implantation de ce géant des parcs de loisirs hors du continent américain. On y trouve notamment la tour de chute la plus haute du monde (145 mètres) ou encore un «tilt coaster», une montagne russe dont le rail bascule à 90 degrés avant de relâcher le train à la verticale.
La construction du parc, commencée en 2021, a coûté près de 850 millions d’euros et a été confiée au français Bouygues Bâtiment International et au saoudien Saudi Almabani General Contractors. Installé en plein désert à quelques kilomètres de Ryad, il est la première pierre de Qiddiya City, un vaste complexe de loisirs qui doit comprendre, à terme, un parc aquatique, un parc à thème Dragon Ball, un circuit de formule 1 ou encore un stade de football.
Les pays du Golfe tentent depuis une dizaine d’années de diversifier leur économie en développant le tourisme. La plupart ont réussi à nouer des partenariats avec de grandes marques du secteur des loisirs pour faire venir des parcs d’attractions, comme Ferrari World aux Émirats arabes unis, ou Disney, qui va s’installer à Abu Dhabi. Des investissements occidentaux qui font grincer des dents dans ces pays encore très critiqués sur le respect des droits de l’homme et des minorités.