Publié le
31 déc. 2025 à 15h43
C’est un événement qui suscite une vive colère du côté du Rassemblement National à Grenoble (Isère). Sur ses réseaux sociaux le 26 décembre dernier, le centre LGBTI de Grenoble a annoncé la tenue d’un « temps de rencontre et d’échange entre personnes queers non blanches » le 3 janvier prochain dans ses locaux.
« Une atteinte directe aux principes républicains d’égalité et de non-discrimination »
Pour Valentin Gabriac, candidat RN à la mairie grenobloise aux prochaines élections municipales, ce rendez-vous « exclut donc volontairement certaines personnes sur la base de leur apparence ou de leur origine perçue. Instaurer un tel critère d’exclusion dans l’accès à un événement constitue une atteinte directe aux principes républicains d’égalité et de non-discrimination, ainsi qu’à l’universalisme qui fonde notre pacte républicain ».
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Outre la notion de « discrimination » et « le silence de l’opposition en place depuis plus de douze ans », Valentin Gabriac pointe également du doigt un événement « subventionné » par la mairie grenobloise.
L’action publique ne peut ni cautionner ni financer des initiatives qui fragmentent la population et opposent les citoyens entre eux. Ce qui rend cette situation particulièrement préoccupante est le fait que l’association organisatrice bénéficie de subventions municipales. Il n’est pas acceptable que l’argent public serve à soutenir des structures politisées en rupture avec nos valeurs communes, alors même que de nombreuses priorités essentielles manquent de moyens : la santé, le sport, la jeunesse, la culture ou encore les seniors.
Valentin Gabriac
Candidat RN
« La municipalité actuelle porte une responsabilité politique dans la division croissante entre les habitants »
Par conséquent, le candidat d’extrême droite appelle à « dépolitiser les subventions associatives et les réorienter vers le bien commun », à « l’interdiction de ces événements discriminatoires » ou encore à « l’arrêt immédiat des subventions concernées ».
Et Valentin Gabriac de conclure : « Nous pensons que la municipalité actuelle porte une responsabilité politique dans la division croissante entre les habitants, la banalisation de l’exclusion et la montée des tensions, qui fragilisent le vivre-ensemble. »
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