Côté ciné : 2001, la tête dans les étoiles
Au diable la raison, laissons parler la passion. Parfois considéré – à tort – comme une oeuvre hermétique, le 2001 Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick est de ces films, rares, qui vous marquent pour la vie.
Des images qui vous hantent. Ce monolithe noir qui déclenche – accompagne ? -, en des temps reculés, l’étincelle de génie qui va devenir celle de l’humanité. Cette intelligence informatique, HAL, prémonitoire, qui s’en vient concurrencer celle de l’homme dans ses premiers pas vers l’espace, jusqu’à la menacer, le menacer. Cette naissance, incroyable, faramineuse, dans les limbes de l’univers, comme pour nous dire combien nous faisons partie de ce tout qui nous dépasse. Et puis cette présence immanente – des extraterrestres ? – qui nous guide, tout du long, comme pour nous pousser à sans cesse dépasser notre condition.
Oeuvre éminemment philosophique, 2001 Odyssée de l’espace fut pour Stanley Kubrick, à l’époque de sa sortie, une semi-déception. 57 ans plus tard, c’est une oeuvre culte qui se dévoile, au rôle séminal dans l’histoire de la science-fiction, dans laquelle George Lucas, réalisateur de Star Wars, a même reconnu avoir trouvé l’inspiration.
Elle fut aussi un point de départ, pour le cinéaste, vers de nouveaux horizons. Car Kubrick, lui, voguait déjà vers d’autres étoiles que celles qui avaient nourri son cinéma jusqu’alors. Celles d’Orange Mécanique, de Barry Lyndon, de Shining et de Full Metal Jacket, quatre films formant une constellation de chefs d’oeuvre qui brillent pour toujours au firmament du septième art. Alors on vous pose vraiment la question : vous faites quoi, vous, jeudi soir ?
2001 Odyssée de l’espace, à l’UGC Ciné-Cité jeudi 1er janvier à 20h, en VO.
N.B.