C’était une demande de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Meurthe-et-Moselle à laquelle le préfet Yves Séguy a accédé, en signant un arrêté en date du 30 décembre. Cet arrêté autorise le drone de la DIPN-54 à survoler des périmètres géographiques prédéfinis situés dans les communes de Nancy (quartiers du Haut-du-Lièvre et Chiennerie), Laxou (Provinces), Vandoeuvre et Tomblaine.

Le vol est autorisé ce 31 décembre, de 16 heures à 20 heures puis de 21 heures à minuit, puis le 1er  janvier 2026, de 00 h 01 à 5 heures.

Contrôles des points hauts

« Nous disposons de trois drones depuis le début du mois de décembre », indique Frédéric Laissy, le DIPN. Un seul appareil peut voler à la fois car un seul télépilote a pour l’heure été formé. Ce mercredi après-midi, le drone en capacité de capter, enregistrer et transmettre des images avec deux caméras, est engagé dans une mission de prévention.

Il contrôle les points hauts des bâtiments, histoire de déceler d’éventuels stockages de projectiles en tout genre (pavés, mortiers d’artifice…) qui pourraient être utilisés contre les forces de l’ordre. Des vérifications dans les caves et sous-sols de certains bâtiments par les patrouilles étaient également possibles.

Dans la soirée et au cours de la nuit, l’aéronef pourra être déployé au niveau de rassemblements ou dans le cadre de suivi d’actes de délinquance. Si la gendarmerie dispose de drones elle aussi, leur engagement n’est « pas prévu », a fait savoir Sébastien Brach, commandant du groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle.

La consommation d’alcool sur la voie publique, l’usage détourné de protoxyde d’azote, de feux d’artifice sont également soumis à arrêtés préfectoraux. Des contrôles routiers et fouilles de véhicules sont autorisés par le parquet de Nancy afin de traquer notamment l’alcoolémie au volant ainsi que le transport d’artifices.

Pas de renforts mobiles

Côté chiffres, 175 gendarmes (actifs et réservistes) et 130 policiers veilleront sur les festivités. Il n’y aura pas de renforts de forces mobiles dans le département. Les militaires de Sentinelle seront eux aussi engagés, avec « un groupe (6 soldats), voire deux groupes », essentiellement à Nancy, précise le lieutenant-colonel Michel Bouteloup, délégué militaire départemental adjoint. « Un troisième groupe sera en alerte. »

Côté pompiers, 120 personnels seront en garde casernée et 300 d’astreinte, précise pour sa part Jean-Philippe Gueugneau, directeur départemental du service d’incendie et de secours.

Enfin en préfecture, la salle de crise qui héberge le centre opérationnel départemental (COD) est prête à être activée si nécessaire par le préfet en cas d’événement majeur. « En espérant de ne pas avoir à activer ce COD », a indiqué le préfet.

En ce début d’après-midi du 31 décembre, il avait réuni tous les acteurs de la sécurité en préfecture afin d’exposer le dispositif en vigueur en ce dernier jour de l’année. Dispositif organisé afin de « veiller au bien-être de nos concitoyens, au respect du bien vivre ensemble dans un esprit festif, sans débordements ni violences ».