« Afin de prévenir les risques de troubles à l’ordre public », la préfète du Rhône a interdit les « rassemblements automobiles, autres que ceux légalement déclarés et autorisés, sur la voie publique dans le Rhône et la Métropole de Lyon » du 31 décembre 18 heures au 1ᵉʳ janvier 8 heures.
Dangereux pour le public
La préfecture vise un événement en particulier, le « Driftfest », annoncé depuis plusieurs semaines pour ce 31 décembre sur les réseaux sociaux, sans que le lieu de l’événement ne soit précisé. Selon les autorités, « la participation à ce rassemblement automobile illégal pourrait être estimée à plusieurs centaines de véhicules ».
Jusqu’à 700 personnes pourraient se déplacer côté public.
Depuis l’été 2024, de multiples rassemblements automobiles ont eu lieu dans la Métropole de Lyon (Saint-Priest, Brignais, Pusignan…) et plus largement dans la région (Ain, Savoie, Isère…) rassemblant jusqu’à 500 véhicules. De nombreux dérapages – les fameux drifts -, mais aussi des courses de vitesse ont entre autres été constatés par les forces de l’ordre lors de ces meetings tuning, mettant en danger les spectateurs.
Les forces de l’ordre déjà fortement mobilisées pour le réveillon
Dans son arrêté, la préfecture met aussi en avant que » les forces de l’ordre seront particulièrement mobilisées au cours de la soirée du nouvel an et que les effectifs de sécurité disponibles ne permettent pas de garantir le maintien de l’ordre et la sécurité d’éventuels rassemblements automobiles non déclarés ».
Les organisateurs de la manifestation peuvent être punis de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende, tandis que les participants peuvent être sanctionnés d’une contravention de 2e classe.
Le samedi 22 décembre, des amateurs de ces rassemblements auto s’étaient rassemblés à Lyon, puis à Saint-Priest pour une exposition de voitures recouvertes de guirlandes de Noël. L’événement s’était déroulé globalement dans le calme.