Inutile de plonger le nez dans les archives poussiéreuses de la LNR, on a la réponse à la question que vous vous posez à la lecture de l’affirmation imprimée juste au-dessus de ces lignes : non, le club béarnais ne s’est jamais qualifié pour les phases finales en Top 14. Si elle a flirté à deux reprises avec la 6e place depuis sa remontée dans l’élite en 2015, en 2018 et en 2024, la Section Paloise…
Inutile de plonger le nez dans les archives poussiéreuses de la LNR, on a la réponse à la question que vous vous posez à la lecture de l’affirmation imprimée juste au-dessus de ces lignes : non, le club béarnais ne s’est jamais qualifié pour les phases finales en Top 14. Si elle a flirté à deux reprises avec la 6e place depuis sa remontée dans l’élite en 2015, en 2018 et en 2024, la Section Paloise a le plus souvent été abonnée à la deuxième partie de tableau. Plusieurs indices incitent toutefois à penser qu’elle est prête à franchir un nouveau palier. De là à disputer la première finale de son histoire récente ?
Depuis 2008, 29 des 30 équipes occupant les deux premières places au soir de la 13e journée se sont qualifiées
La qualité de son jeu plaide en faveur de l’équipe de Sébastien Piqueronies. Autoritaire devant, inspirée derrière, elle est armée pour le haut de tableau. Mais ce sont surtout les statistiques qui poussent à alourdir la mise. Depuis 2008, 29 des 30 équipes occupant les deux premières places au soir de la 13e journée se sont qualifiées pour les phases finales. Et 14, soit près de la moitié, ont disputé la finale.
2 Un doublé pour l’UBB en Champions Cup
Au soir des Oscars « Sud Ouest », organisés début décembre à Bordeaux, Laurent Marti a répondu par une pirouette lorsqu’il lui a été demandé s’il préférait que son club remporte le Top 14 ou la Champions Cup à l’issue de la saison. « Avant, j’aurais sans doute répondu le Top 14 », s’est amusé le président de l’UBB : « Mais maintenant qu’on l’a gagnée, on y a pris goût… Et comme on n’est pas sûr de remporter le Top 14 (sourire)… »
Le grand architecte du premier titre de l’histoire du club bordelais plaisante évidemment. Mais son propos trahit une vérité : lorsqu’on aborde la phase finale de Champions Cup bien placé, il est sans doute plus simple de la remporter que le championnat. L’UBB en a fait l’expérience l’an passé en recevant à Bordeaux jusqu’en demi-finale. Et pour avoir réussi à faire le plein de points jusqu’à présent, grâce à deux succès bonifiés sur les Bulls et les Scarlets, elle pourrait se présenter dans la même situation au printemps prochain. De quoi lui permettre de rêver d’un doublé ? Oui. D’autant que son jeu enlevé est taillé pour cette compétition.
3 Le Grand Chelem pour les Bleus dans le Tournoi
Pour ceux qui gardent en mémoire les prestations mitigées du XV de France durant la tournée de novembre – défaite face à l’Afrique du Sud (17-32), victoires contre les Fidji (34-21) et l’Australie (48-33) –, imaginer la France célébrer le 11e Grand Chelem de son histoire à l’issue du Six Nations 2026 apparaît fatalement comme une perspective très incertaine. Qui plus est avec le réveil de l’Angleterre, portée par une série de 11 succès consécutifs, dont la bonne santé s’exprime également à travers les résultats de ses clubs en Champions Cup…

Fabien Brau-Boirie avec la Section Paloise.
AFP
Des signes plaident toutefois pour l’équipe de Fabien Galthié. Année paire oblige, le XV de France recevra à trois reprises : l’Irlande d’abord, l’Italie ensuite, et enfin l’Angleterre. Surtout, il va enregistrer des retours majeurs. Celui d’Antoine Dupont évidemment, mais aussi ceux de Yoram Moefana et Uini Atonio. Sachant que Peato Mauvaka et François Cros sont attendus sur le terrain en janvier 2026. Que des titulaires en puissance.
4 L’heure de Matthieu Jalibert en équipe de France