l’essentiel
Défenseur central gaucher au Toulouse FC depuis 2021, le Danois âgé de 28 ans Rasmus Nicolaisen n’a dribblé aucune question – du haut de ses 14 titularisations en 16 matchs L1 exercice 2025-2026. Alors que les Violets accueillent les Sang et Or, ce vendredi 2 janvier au soir (20h45), dans un Stadium où 29 000 spectateurs sont attendus. Journée 17 du Championnat, affiche de reprise.

En T-shirt et en français, le « colosse des fjords » (1m91-81kg) s’est découvert devant la presse, mercredi 31 décembre à midi, 18 minutes pile. Paroles de capitaine, entre regards dans les yeux, larges sourires et vie en rose.

Déterminé. Même s’il n’est pas spécialiste des touches longues à l’instar de McKenzie, Nicolaisen met beaucoup d’intensité dans tout ce qu’il fait.

Déterminé. Même s’il n’est pas spécialiste des touches longues à l’instar de McKenzie, Nicolaisen met beaucoup d’intensité dans tout ce qu’il fait.
DDM – LAURENT DARD

Rasmus, d’abord comment va votre dos (ménagé en Coupe de France) ?
Bien, merci. Je m’entraîne de nouveau, je suis prêt.

Huitième du Championnat, qualifié pour les 16es de Coupe : tout baigne, non ?
Je pense qu’on a fait une bonne première partie de saison. On a produit des matchs aboutis ; on sait ce qu’on peut faire de mieux, mais je crois qu’on est sur la bonne voie. Eh oui, on veut progresser, on veut continuer le travail bien fait – surtout à domicile. Et ça commence dès vendredi !

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Qu’est-ce qui selon vous a changé depuis le mois de décembre et votre série – en cours – d’invincibilité (1N, 3V dont la Coupe de France) ?
(sourire) Vous connaissez le foot : dans une saison, il y a des hauts et des bas. Or je juge qu’on a fait des matchs très smart (NDLR : intelligent). On a gagné en maturité. À Marseille, face à Strasbourg, on a su évoluer plus bas. Afin d’attendre le bon moment, notre moment. On lit mieux les rencontres ; c’est une explication de cette bonne période.

Une équipe-type aussi s’est dégagée, notamment derrière. Est-ce que, à notre image, Cresswell vous bluffe ?
Charlie fait tout bien, aujourd’hui, il est très fort. Il a énormément progressé dans chaque domaine. Lorsque je me suis blessé, l’année dernière, il est entré dans le XI et a pris ses responsabilités. L’équipe en profite.

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Jusqu’où peut-il aller ?
Au top. Bien sûr, il aura toujours besoin de s’améliorer, mais il est fort et intelligent. Ça, c’est très important pour un défenseur. S’il continue, il va embrasser une très belle carrière.

Entrons dans le vif du sujet : est-ce que Lens premier de la classe est une surprise ?
Il s’agit d’une formation, je dirais, puissante. Impressionnante dans les duels comme dans le jeu. Présente devant également. Sur les dix derniers matchs, les Lensois comptent neuf victoires. Ils sont arrivés un peu dans l’ombre, peu de médias parlent d’eux ; mais ils sont bien là, soudés. Maintenant, on va voir s’ils peuvent faire la même chose en seconde partie.

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Quel est votre vœu pour 2026 ?
Gagner le prochain match. Toujours. Focus. Donc Lens. Désolé, ma réponse est convenue (rires).

Et plus personnellement…
Je ne parle pas de la sélection ; après, bien sûr que j’ai de l’ambition (NDLR : début octobre 2024, Nicolaisen avait été appelé pour la première fois avec le Danemark avant de devoir renoncer blessé au tendon d’Achille droit).

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Vous parlez court terme mais vous êtes actuellement le plus ancien de l’effectif (2021, en contrat jusqu’en 2027). Comment envisagez-vous le futur : stop ou encore au Téfécé ?
Je suis à Toulouse depuis quatre ans et demi, je suis capitaine cette saison. Je suis très content au TFC. Ma famille aussi. C’est mon club, notre club. Notre vie. Je me vois parfaitement terminer ma carrière ici (il l’affirme en anglais) ; après le foot… beaucoup de choses peuvent se passer. Cependant, c’est clair : je voudrais rester ici.

Depuis la troisième journée et votre titularisation face au Paris-SG (3-6), vous enchaînez. Êtes-vous revenu à votre meilleur niveau ?
J’estime avoir été solide à tous les matchs. Et comme avant ma blessure, mon obsession est de toujours progresser ; je peux donc faire mieux.

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Vous êtes désormais axial gauche dans la défense à trois. Et non plus axial tout court. Qu’est-ce que cela implique ?
(il s’empresse de répondre) C’est vraiment différent. À gauche, c’est plus dynamique – avant et arrière. Je n’ai pas de préférence, j’aime bien les deux alternatives. Charlie (Cresswell) est dans son élément « au milieu » et moi sur mon flanc.

Vous évoquiez le brassard tout à l’heure. Comment le portez-vous ?
Je suis fier, déjà. Un capitaine a des responsabilités et j’aime assez. Vous encadrez les Pitchouns et vous parlez avec le coach. Vous êtes le relais entre joueurs et staff. S’il y a des choses à peut-être modifier, on se doit d’être le porte-parole.

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Revenons au terrain : quelle est la recette pour faire tomber le leader ?
Sortir vainqueurs des duels. On va avoir besoin de courage dans ce match pour espérer l’emporter. Avec l’aide de nos supporters.

Et il y aura un certain Florian Thauvin dans votre zone…
Je n’ai pas peur. C’est un des nombreux bons joueurs lensois, mais je suis prêt. Je crois en moi et l’équipe pour l’arrêter.