Bridgeman Images via AFP
Jacqueline de Ribes, ici photographiée à Milan, en Italie, en mars 1961.
Surnommée la « dernière reine de Paris », la comtesse Jacqueline de Ribes, styliste, femme d’affaires, figure de la jet-set et symbole de l’élégance parisienne, en particulier aux États-Unis, est décédée en Suisse mardi 30 décembre à l’âge de 96 ans.
Amie d’Yves Saint Laurent et de Valentino, mécène et philanthrope, elle avait eu les honneurs du Metropolitan Museum de New York en 2015 pour une exposition présentant une soixantaine d’ensembles, haute couture ou prêt-à-porter – les plus anciens datant de 1962 -, conservés par « la dernière reine de Paris ».
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Dès 1956, Jacqueline de Ribes figura dans la liste des femmes les mieux habillées au monde. En 1962, elle a été élue au « Hall of Fame » (panthéon) de la mode et célébrée par les plus grands photographes de mode.
Les encouragements d’Yves Saint Laurent
Née Jacqueline de La Bonninière de Beaumont le 14 juillet 1929, l’aristocrate, éprise de liberté et passionnée de mode depuis l’enfance, épouse à 19 ans le vicomte puis comte Édouard de Ribes (1923-2013).
En 1962, elle s’essaie successivement au journalisme, au théâtre, à la télévision ou au design d’intérieur, et annonce à ses proches qu’elle va créer sa propre maison de couture, portée par les encouragements d’Yves Saint Laurent, dont elle est une cliente.
Sa première collection est ovationnée par la presse internationale et les États-Unis deviennent rapidement son premier marché. Elle dirigera sa maison de couture jusqu’en 1995, avant d’arrêter pour raisons de santé.
Fin 2019, la dispersion des œuvres de la collection amassée avec son époux avait récolté 22,8 millions d’euros chez Sotheby’s France, avec notamment des préemptions venues du Louvre et du château de Versailles.