L’Association allemande des assureurs (GDV) estime les dommages assurés liés aux risques naturels à 2,6 milliards d’euros cette année, soit environ trois milliards d’euros de moins qu’en 2024, où les dommages s’élevaient à 5,7 milliards d’euros en Allemagne. Selon le GDV, il s’agit du montant le plus bas depuis 2001. Les derniers dommages enregistrés en 2020 étaient inférieurs à la barre des trois milliards d’euros.

Pour les assureurs, cette évolution n’est toutefois pas une raison pour baisser la garde. « Le fait qu’il y ait eu moins de sinistres cette année est une question de chance. Dans l’ensemble, les phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique sont toutefois en augmentation », a déclaré Jörg Asmussen, directeur général du GDV.

Dans le domaine de l’assurance de biens, qui couvre notamment les dommages causés aux bâtiments et au mobilier, l’association a enregistré des sinistres assurés à hauteur de 1,4 milliard d’euros dus aux tempêtes, à la grêle et à la foudre. 500 millions d’euros supplémentaires ont été attribués à des risques naturels tels que les inondations et les fortes pluies. Dans le domaine de l’assurance automobile, les dommages causés par les tempêtes et les inondations se sont élevés à environ 700 millions d’euros.

En 2025, l’Allemagne a été largement épargnée par les intempéries majeures, contrairement à 2024, où le sud et le sud-ouest du pays ont été particulièrement touchés par de graves inondations.

En 2021, la vallée de l'Ahr, dans l'ouest de l'Allemagne, a connu sa dernière grande inondation<span class="copyright">Thomas Frey/dpa/picture alliance</span>

En 2021, la vallée de l’Ahr, dans l’ouest de l’Allemagne, a connu sa dernière grande inondationThomas Frey/dpa/picture alliance

Seule la moitié des propriétaires sont bien assurés

Depuis les intempéries catastrophiques qui ont frappé la vallée de l’Ahr en 2021, un débat politique fait rage au sujet d’une assurance obligatoire contre ces risques dits « naturels ». Jusqu’à présent, ces risques ne sont pas couverts de manière standard par les assurances immobilières. Le GDV a récemment présenté un concept qui permettrait d’assurer à un prix abordable un plus grand nombre de bâtiments contre les dommages naturels, même dans les régions particulièrement exposées.

Actuellement, seule un peu plus de la moitié des propriétaires immobiliers disposent d’une protection adéquate. « Compte tenu des risques croissants, il est urgent de mettre en place un système global de prévention des risques », a souligné M. Asmussen.