Publié le
30 déc. 2025 à 18h16
Fouler le gazon vêtu du maillot tricolore : tel est le vœu du Jurassien Baptiste Pesenti en 2026, et dès le 5 février 2026 pour le choc face à l’Irlande en ouverture du Tournoi des VI Nations. À 28 ans, le deuxième ligne du Stade Français ne cesse de se montrer et de performer. À la trêve, il figure avec son équipe au cinquième rang de Top 14 et rejoindra en fin de saison la Section Paloise, co-leader du championnat. Bref, le Sanclaudien Baptiste Pesenti est propulsé vers les hautes sphères du rugby et ça, ça le fait à nouveau rêver Bleus.
Le privilège de revêtir la tunique du XV de France, il y a eu droit pour la première fois à l’automne 2020. Six sélections plus tard, il a retrouvé Marcoussis lors de l’Autumn Nations Cup 2025, sans disputer la moindre minute. Son objectif est clair : il veut s’affirmer dans le groupe France et vibrer au plus haut niveau mondial de l’ovalie dans une sélection aux dents longues.
Vous avez vécu une première partie de saison formidable avec le Stade Français et retrouver Marcoussis cet automne. C’est une belle récompense, quel est votre sentiment ?
« Après une saison catastrophe l’an dernier, tous les joueurs du Stade Français étaient sortis du radar des Bleus à l’exception de Léo Barré. C’est vrai qu’entre la tournée en Argentine en 2024 où l’on était plusieurs joueurs du Stade (Français) à l’année d’après, où il ne restait que Léo, cela prouve que les sélections dépendent aussi des résultats des clubs.
Cela marche toujours comme ça. Cette année, on est plus performants, on joue le haut du tableau donc on est plus en lumière. Personnellement, cela m’a remis dans les radars de la sélection, j’en suis très heureux et je vais tout faire pour y rester surtout avec les VI Nations qui arrivent. »
Les VI Nations arrivent, on peut imaginer que votre objectif est de pouvoir y participer ?
« Le prochain objectif c’est le Tournoi des VI Nations, c’est sûr. C’est important de faire de bonnes performances en club pour pouvoir y postuler. La concurrence est rude et pas qu’à mon poste. Il y a énormément de bons joueurs, il faudra être bon, donc je sais ce qu’il me reste à faire. Je me souviens de ma première sélection, c’était en 2020, contre l’Italie au Stade de France : on était en plein Covid.
Mon second match était à Twickenham contre l’Angleterre, mais les deux matchs se sont joués à huis clos. On en ressort mitigé dans un sens et c’est un petit regret. Depuis, je m’accroche à l’idée de pouvoir revenir pour aller goûter au Stade de France plein avec tous les supporters. »
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Qu’est ce qui a changé entre la saison dernière et celle en cours ?
« Toutes les grosses écuries ont des années sans. L’an dernier on n’a pas forcément eu beaucoup de chance avec les blessures, notamment en première ligne, alors que la mêlée et la conquête sont nos forces. Cette année, on est un peu plus épargnés. On a retrouvé notre conquête et notre jeu d’avants. On s’était dit qu’on devait aussi un peu plus jouer et depuis l’intersaison on a un peu fait une fixette sur la production du jeu et l’attaque.
On prend du plaisir à se faire plus de passes et jouer avec le ballon, ça fonctionne bien, ça fait du bien. On a du caractère, on a envie de jouer ensemble : c’est le jour et la nuit avec la saison passée. À titre personnel, je ne me suis jamais senti aussi bien, physiquement, mentalement et j’ai l’expérience. Ça me challenge pour la suite et replace mes ambitions au plus haut. À court terme j’espère partir du Stade avec la Challenge Cup. L’équipe de France reste dans un coin de la tête… et bien sûr le Brennus me fait rêver. »
Fin novembre, vous avez justement signé à la Section Paloise, co-leader du championnat. Pourquoi ce choix ?
« Je suis ravi de mon parcours au Stade Français, mais Pau c’est un club qui ne cesse pas de progresser, qui monte vers les sommets et je suis impatient de rentrer dans le Béarn. Au départ, j’étais plutôt parti pour prolonger à Paris, mais on n’était pas d’accord sur tout et à l’intersaison Bayonne et Pau sont venus à la charge.
La Section c’est un club dans lequel je me suis plu pendant cinq ans (2016-2021). Les deux clubs sont ambitieux et c’était dur de trancher, on mesure tout et ma décision était d’y rentrer. C’est un peu la maison. J’y ai mes marques. Pau me permet aussi de me rapprocher des Bleus en jouant le haut de tableau du Top 14. »
Quels sont vos liens avec Saint-Claude aujourd’hui ?
« Je suis parrain du Tournoi de la pipe chaque année, même si je ne peux pas forcément y assister à chaque fois. Je suis l’actualité du FCSC et j’étais aux 125 ans du club le 30 août dernier. Ça m’a fait plaisir de revenir. J’ai toujours des contacts. Mon père y a toujours des amis et aime assister aux matchs. Saint-Claude reste le premier club, le club familial : là où tout a commencé. »
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