Le collectif des maires du Nord-Est toulousain soutient une proposition de loi visant à rendre gratuits les parkings des hôpitaux. Le texte pourrait être examiné puis voté à l’Assemblée nationale dès janvier 2026. Les élus demandent aussi une application élargie aux cliniques privées.

Les maires du nord-est toulousain appuient une proposition de loi sur la gratuité des parkings d’hôpitaux.

Marc Péré, maire de L’Union, s’est opposé au passage en payant du parking de la clinique installée sur sa commune. © 2025 Google / Street View / capture d’acran

Le collectif des maires du Nord-Est toulousain affiche son soutien à une proposition de loi visant à rendre gratuits les parkings des hôpitaux, au moins pour une durée de deux heures, pour les patients et le personnel. Le projet doit être examiné en commission des lois à partir du 12 janvier et pourrait être voté durant la semaine du 21 janvier.

Ce collectif, composé de 27 maires, a adressé un courrier de soutien aux députés porteurs de cette proposition, les socialistes Pierrick Courbon (Loire) et Stéphane Hablot (Meurthe-et-Moselle). L’un des maires du collectif, Marc Péré, premier magistrat de L’Union, avait été auditionné en commission, le 8 avril dernier, au sujet de la gratuité des parkings.

Gratuité des parkings : un combat engagé depuis 2021

Dans leur lettre ouverte, les élus rappellent leur mobilisation contre la fin de la gratuité du stationnement de la clinique de L’Union. Celui-ci est devenu payant depuis le 1ᵉʳ janvier 2021. « Cette bataille a mobilisé tous les maires des environs », écrivent-ils, évoquant une pétition ayant recueilli plus de 17 000 signatures et une manifestation de près de 500 personnes en novembre 2021.

« Nous sommes ravis que la représentation nationale, à travers différentes initiatives, ait pris le relais de cette bataille qui s’est heurtée à une opposition obstinée de la part de la direction de la clinique, sans même que la porte du compromis ne se soit, à l’époque, ouverte », ajoute le collectif.

Hôpitaux et cliniques privés : une demande d’équité

Les maires demandent que la loi s’applique aussi aux cliniques privées. « C’est une question d’équité de traitement des usagers face à la loi », insiste Marc Péré. Les élus soulignent que, dans le nord-est toulousain, l’accès aux cliniques privées est souvent plus facile que celui aux hôpitaux de Toulouse.