Après deux années de test, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Union européenne entre en vigueur le 1er janvier 2026 “malgré la vive opposition de ses partenaires commerciaux et les avertissements des industriels européens qui redoutent une hausse des coûts et une multiplication des formalités administratives”, annonce le Financial Times.
Une série de produits importés (acier, ciment, aluminium, engrais azotés, hydrogène et électricité – des secteurs qui représentent la moitié des émissions industrielles dans l’UE) seront ainsi soumis à une tarification du carbone équivalente à celle appliquée aux industriels européens fabriquant ces produits.
Le prix du certificat MACF sera aligné sur celui des permis qui s’échangent sur le marché européen du carbone, soit actuellement environ 85 euros pour une tonne de CO2. Quelque 75 % des sommes récoltées, estimées à plus de 10 milliards d’euros par an, devraient alimenter le budget de l’UE, le reste revenant aux États.
Éviter les “fuites de carbone”
L’objectif de l’Europe est double : “Protéger son industrie lors de son ambitieuse transition vers la neutralité carbone d’ici à 2050 et inciter d’autres régions du monde à rendre leur production plus écologique”, résume Bloomberg.
Sur le plan de la protection, précise L