Des membres de la garde nationale dans l’enceinte du Service de l’immigration et des douanes, à Chicago, le 9 octobre 2025. Des membres de la garde nationale dans l’enceinte du Service de l’immigration et des douanes, à Chicago, le 9 octobre 2025. JEENAH MOON / REUTERS

Donald Trump a annoncé, mercredi 31 décembre, retirer la garde nationale, une unité de réserve de l’armée américaine, de Chicago, de Portland et Los Angeles, après une série de revers judiciaires concernant la légalité de ces déploiements.

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« Nous retirons la garde nationale de Chicago, de Los Angeles et de Portland », a annoncé le président américain sur son réseau, Truth Social. « La criminalité a été considérablement réduite (…). Nous reviendrons, peut-être sous une forme différente et plus forte (…), ce n’est qu’une question de temps ! », a-t-il ajouté.

Le déploiement des militaires de la garde nationale avait été bloqué par la Cour suprême à Chicago et par des juges fédéraux à Los Angeles et à Portland.

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Depuis plusieurs mois, Donald Trump a ordonné le déploiement de gardes nationaux dans ces villes démocrates, ainsi qu’à Memphis, pour lutter contre la criminalité et afin d’appuyer la police de l’immigration.

Ces déploiements de militaires, formés pour intervenir lors de catastrophes naturelles aux Etats-Unis mais qui peuvent également combattre à l’étranger, ont été contestés en justice par ses opposants. Les démocrates dénonçaient une manœuvre autoritaire outrepassant les limites du pouvoir présidentiel – la garde nationale de chaque Etat est sous la double tutelle du président et du gouverneur local.

Le 23 décembre, la Cour suprême a jugé que le gouvernement n’avait pas fourni de base légale justifiant son déploiement à Chicago, qui n’est autorisé en droit américain que dans des circonstances exceptionnelles. Le Posse Comitatus Act, une loi de 1878, interdit l’appel aux militaires pour mener des opérations de maintien de l’ordre.

Après ce revers judiciaire, « Trump est désormais contraint de reculer », s’est réjoui sur X le gouverneur de l’Illinois, J. B. Pritzker.

Victoire judiciaire pour Gavin Newsom

Dès la mi-décembre, l’administration Trump avait annoncé le retrait d’une partie des soldats envoyés à Portland, à Los Angeles et à Chicago, mais la garde nationale conservait une présence résiduelle dans ces villes.

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Mercredi soir, une cour d’appel fédérale a également ordonné que le contrôle de la garde nationale de Californie soit rendu au gouverneur démocrate, Gavin Newsom. « Je suis heureux que le président Trump ait enfin admis sa défaite : nous avons toujours dit que la fédéralisation de la garde nationale en Californie était illégale », a réagi M. Newsom, opposant à Donald Trump qui se positionne en possible candidat l’élection de 2028.

« Pendant six mois, les troupes de la garde nationale de Californie ont été utilisées comme des pions politiques par un président désespéré de devenir roi », a renchéri le procureur général de Californie, Rob Bonta, dans un communiqué. « Il y a une raison pour laquelle nos fondateurs ont décidé que les affaires militaires et civiles devaient être séparées ; une raison pour laquelle notre armée est, par conception, apolitique », a-t-il estimé, en se réjouissant des derniers développements judiciaires. « Bien que notre état de droit reste menacé, nos institutions démocratiques tiennent bon », a-t-il conclu.

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Le Monde avec AFP

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