
Durant les vacances de Noël, nous rediffusons les chroniques ayant cumulé le plus d’audience en 2025. Alors que la chasse aux automobilistes bat son plein, et que les écologistes ont inventé la discrimination au stationnement, notre poisson d’avril a explosé les compteurs. Il est désormais plus cher de se garer dans Lyon que de s’y loger.
Le stationnement va-t-il devenir payant la nuit à Lyon ?
Texte : Marco Polisson – Les caisses de la Ville de Lyon sont vides, Grégory Doucet est en difficulté pour boucler son budget. Il faut d’urgence trouver de nouvelles recettes. Voilà les dernières pistes de la majorité verte pour éviter la mise sous tutelle préfectorale.
Faire les poches des contribuables a toujours été la solution miraculeuse de la gauche. « Il y a des gens pour créer des richesses et d’autres pour les dilapider » entend-on régulièrement dans les cercles d’entrepreneurs. Il suffit de consulter les CV des élus écologistes pour comprendre leur rapport à l’argent qu’ils ne connaissent que par le prisme de l’humanitaire, de l’assistanat ou de la confiscation.
Se faisant, ils s’inscrivent parfaitement dans la tradition des socialo-communistes qui, depuis 1981 et François Mitterrand, ont toujours dépensé l’argent qu’ils n’avaient pas gagné. Avec pour modèles actuels des élus comme le rentier de la République Jean-Luc Mélenchon – mentor de Grégory Doucet (cf son visage béat et admiratif) – qui a vécu toute sa vie au crochet des contribuables via de confortables indemnités.
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De bonne augure pour les apprentis sorciers élus en 2020 à Lyon. A la Métropole comme à la Ville, Bruno Bernard et Grégory Doucet ont vidé les caisses bien remplies par David Kimelfeld et Gérard Collomb. Cela ne les empêche pas de multiplier leurs dépenses de communication (de propagande serait plus approprié) tout en sabrant les subventions des acteurs culturels comme les Nuits de Fourvière et l’Institut Lumière.
Reste que 5 ans après leur élection, aucun des deux élus écologistes n’est capable de boucler son budget. Il leur faut dégainer au plus vite pour éviter l’humiliation étatique. Quels sont les derniers leviers à actionner pour faire rentrer du blé dans les silos municipaux et métropolitains ? Notre confrère Tribune de Lyon a levé le voile sur les pistes de réflexion de l’équipe Doucet qui touchent aussi bien au feu d’artifice du 14 juillet qu’au stationnement.
Plus aucun répit pour les automobilistes vaches à lait
Sans surprise, le car-jacking fiscal apparait comme la solution miracle. La chasse à la voiture va reprendre de plus belle avec la double jouissance de frapper les automobilistes au portefeuille tout en flattant l’électorat vert « anti bagnolard ». Et ça commence par les tarifs de stationnement extérieur et des parkings LPA qui ont explosé depuis 2020. Mais, pour les écologistes, le filon est loin d’être épuisé.
Les tarifs de stationnement Lyon en 2025
Avec la mise en place d’une politique de prix discriminatoire le 11 juin 2024, et une grille de tarifs fluctuant en fonction du poids de la voiture, les Lyonnais et les visiteurs de passage ont pu mesurer la démence de leur politique : 10 heures de stationnement dans les rues de Lyon sont désormais facturées 80 euros à un SUV (au lieu de 55 euros) ! Rédhibitoire même pour les plus aisés. Le jackpot pour les écolos avec une hausse des recettes de 3,5 millions d’euros par an, révèle Actu Lyon.
1500 amendes par jour à Lyon
En parallèle, la politique de répression et de verbalisation s’est intensifiée avec la mise en route de deux voitures radars LAPI : selon Le Figaro, elles dressent en moyenne 1 500 amendes par jour (chiffres dont se gargarise l’adjoint vert Valentin Lungenstrass). Une majorité de procès-verbaux ont été dressés dans le 6ème arrondissement en 2024. La municipalité a décidé de s’acharner sur cet arrondissement, le seul avec le 2ème de Pierre Oliver à avoir résisté à la vague verte Covid de 2020.
France 3 qui s’empare de la détresse des commerçants du Marché Saint Antoine, du jamais vu
L’essorage des automobilistes est spectaculaire (-22% d’automobiles en moins dans les rues de Lyon, se targuent les élus écologistes) et autant de fréquentation en moins pour les commerces et les restaurants. C’est la catastrophe partout dans Lyon, et pas seulement dans la Presqu’île. Au point d’interpeller nos confrères de France 3, qui révèlent que le Marché Saint Antoine a perdu 30% de son affluence. Idem pour celui de Monplaisir, la place Ambroise Courtois, près de l’avenue des Frères Lumière (Lyon 8).
En revanche, grosse affluence dans les bus et les métros (quand ils ne sont pas en panne) et autant de clients en plus pour les fast-foods (dont le nouveau KFC de la rue de la Ré) et les enseignes de fast fashion. Un public mass market qui sera ravi des nouvelles installations pique-nique d’aire d’autoroute prévues par les Verts, rue de la République qui n’a jamais aussi bien porté son nom.
Les automobilistes rackettés de jour comme de nuit
Tribune de Lyon a révélé le pot aux roses dans son édition du 16 janvier
En termes de stationnement, Lyon se classe parmi les villes les plus chères de France mais ça ne suffit pas. « Il faut intensifier la ponction, seul moyen de trouver de nouvelles recettes sans impacter nos électeurs », murmure-t-on du côté du cabinet du maire. Les premières pistes, en ce sens, ont été révélées par Tribune de Lyon, dans son édition du 11 janvier 2025.
Selon notre confrère, « le stationnement payant pourrait être prolongé jusqu’à 20 heures, étendu à certains dimanches et au mois d’août qui bénéficie de la gratuité historique. Elle pourrait tirer ainsi 1,5 millions d’euros du durcissement des règles de stationnement payant ». Mais les plus extrémistes de la majorité veulent aller encore plus loin… car il manque 10 millions d’euros pour le budget 2025.
La verbalisation de nuit serait opérée par des salariés d’une entreprise privée, afin de ne pas faire veiller les policiers municipaux.
Par quel subterfuge doubler les recettes ? En rendant le stationnement payant 24h sur 24, dimanche compris. « L’occupation de l’espace public est le même de jour comme de nuit, il n’y aucune raison de faire des cadeaux aux automobilistes » déclarent, sans ambages, les pro-vélos de la majorité écologiste. Qui ont convaincu Doucet de procéder à des tests.
Et c’est donc dans le plus grand secret que deux voitures Lapi ont été envoyées de nuit dans les rues du 6ème arrondissement où des habitants intrigués les ont vu opérer. C’est leur signalement et leurs photos qui nous ont mis en alerte. Après enquête, il semblerait que les 2 Peugeot 208 de la Ville de Lyon (GG 326 LJ et GG 329 LJ) ont pris part aux tests de nuit. Avec à leur bord, des salariés d’une entreprise privée, afin de ne pas faire veiller les policiers municipaux.
Est-ce techniquement possible ? Ces sulfateuses à PV sont équipées « d’un système à lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI) qui opère grâce à plusieurs caméras placées sur le toit qui détectent les plaques d’immatriculation des véhicules stationnés » révèle le site Roolemedia (ci-dessous). « Elles peuvent contrôler entre 1300 et 1500 plaques d’immatriculation » en journée.
Mais aussi de nuit car la technologie ne cesse de progresser. Comme l’indique le site de la société atol CD, spécialisée dans la mise au point de ces appareils, le système permet désormais « de flouter les visages des usagers, de proposer une vision nocturne tout en optimisant la géolocalisation et la qualité des clichés ».
La nouvelle grille de tarifs en cours d’élaboration avec une hausse de taris de 40% envisagée dès le 1er mai 2025
A quelle échéance le stationnement payant va-t-il être étendu à la nuit ?
Bingo pour les écolos qui se frottent les mains : la mesure permettrait de doubler les recettes de stationnement. Il leur reste une étape importante à franchir : faire voter la mise en place du stationnement payant 24h sur 24 et établir les nouveaux tarifs.
La nouvelle tarification sera au menu du conseil municipal de ce premier avril. Pour les gros poissons – qui désignent, dans le jargon écolo, « les gros SUV qui polluent et occupent indument l’espace public », il faudra compter un forfait de 40 euros pour le stationnement de nuit. Quant aux résidents, voici le premier jet de la grille qui leur est réservée (ci-dessus) :
A compter du 25 avril 2025, le racket écolo pourra se décliner en mode drive 7j sur 7, 24h sur 24.







