« L’accord de paix est prêt à 90 %. Il reste 10 % (…) Ces 10 % contiennent tout, en fait. Ce sont ces 10 % qui détermineront le destin de la paix, le destin de l’Ukraine et de l’Europe », a déclaré, mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message vidéo publié sur son compte Telegram lors de ses vœux pour 2026.

Le dirigeant a réaffirmé que son pays souhaitait la fin du conflit qui fait rage depuis février 2022, mais pas « à n’importe quel prix », appelant une fois de plus à des garanties de sécurité solide afin de dissuader toute nouvelle offensive.

« Nous croyons en vous et en notre victoire ! », lance Poutine

L’une des questions clés reste celle de l’avenir des territoires, alors que la Russie occupe environ 19 % de l’Ukraine. Également lors de son discours du Nouvel An, le président Vladimir Poutine a exhorté les Russes à croire en la victoire en Ukraine dans le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Sur le front, les troupes du Kremlin, plus nombreuses, continuent d’attaquer et de grignoter du terrain, et Moscou accuse Kiev d’avoir mené une attaque de drones contre une résidence du président russe, faisant craindre un blocage des pourparlers.

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé, mercredi, avoir discuté avec de hauts responsables ukrainiens, dont le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, et des conseillers européens en matière de sécurité de la façon de relancer les efforts de paix pendant la nouvelle année, affirmant qu’un « travail important » restait à accomplir.

Dans son allocution télévisée, qui a duré un peu plus de trois minutes, Poutine s’est adressé aux soldats russes participant à « l’opération militaire spéciale » en Ukraine.

« Nous croyons en vous et en notre victoire ! », a-t-il lancé, assurant que ses troupes combattaient « pour leur terre natale, la vérité et la justice ».

Cette allocution marquait symboliquement les 26 ans de son arrivée au pouvoir : le 31 décembre 1999, son prédécesseur, Boris Eltsine, avait annoncé sa démission et la nomination de Vladimir Poutine comme président par intérim.