Toujours sur la brèche, les services douaniers ont renforcé les contrôles sur les envois postaux et le fret express ces dernières semaines. Fêtes de fin d’année oblige et risque accru, voire avéré, d’une recrudescence des importations illégales d’engins pyrotechniques, la douane de Marseille redoutait des arrivages en provenance d’Europe centrale.

Elle a eu le nez creux en mobilisant plusieurs de ses agents à quelques heures du réveillon sur le contrôle d’un centre de tri postal et de colis de la cité phocéenne.

Des engins sans autorisation réglementaire

Aux premières heures ce 31 décembre, un colis en provenance de

Pologne a donné raison aux pronostics de douaniers, puisque 102 chandelles roumaines de catégorie F3, dépourvues de toute autorisation réglementaire et à destination de Marseille, ont été découvertes dans des cartons soigneusement emballés.

Une saisie qui illustre la typologie des infractions constatées, constituées à plus de 85 % par des colis provenant, pour 80 % d’entre eux de Pologne.

Averti de cette belle prise de marchandises dangereuses, soumises à autorisation d’importation ou d’introduction de produits explosifs à usage civil, il revient désormais au parquet de Marseille de déterminer les éventuelles suites judiciaires à donner.

Un danger majeur pour la sécurité publique

Souvent commandés sur internet, les engins pyrotechniques représentent un danger majeur pour la sécurité publique et celle de leurs utilisateurs lorsqu’ils sont détenus et utilisés par des personnes non habilitées. Parfois défaillants et souvent utilisés en dehors de tout cadre sécurisé, ces engins peuvent entraîner de graves blessures, des infirmités et des décès. Dans le département des Bouches-du-Rhône, un arrêté interdit notamment l’usage d’articles pyrotechniques par des particuliers sur la voie publique du 23 décembre 2025 au 5 janvier 2026.