Par Valentin
Grégoire

Publié le 01 Jan 2026 à
10:00

En 2026, certains rendez-vous
médicaux coûteront un peu plus cher qu’aujourd’hui. À partir du 1er
janvier, plusieurs consultations chez des spécialistes libéraux
seront revalorisées, notamment pour les enfants, les femmes, les
seniors et la santé mentale.

Parents, futures mamans, grands-parents : le passage à 2026 ne
se fera pas au même prix dans les salles d’attente. Au 1er
janvier 2026
, plusieurs spécialistes libéraux verront
leurs tarifs de consultation augmenter, dans un
contexte de tension sur les comptes de l’Assurance Maladie, sans
que les patients aient forcément anticipé ces changements.

Ces hausses s’inscrivent dans la convention médicale 2024‑2029,
négociée avec les syndicats, et initialement programmées au 1er
juillet 2025 avant d’être décalées. Elles ciblent les suivis des
enfants, des jeunes, des femmes, des personnes âgées et de la santé
mentale, avec des revalorisations de 1 à 6 euros selon la
spécialité, laissant une question simple : combien coûtera
réellement le prochain rendez-vous ?

Pourquoi les tarifs des spécialistes augmentent en 2026

L’objectif officiel affiché par l’Assurance Maladie est de mieux
rémunérer la prise en charge des publics jugés prioritaires :
enfants, jeunes adultes, femmes, seniors, patients souffrant de
troubles psychiques ou de maladies chroniques. Ces revalorisations
s’ajoutent à un investissement annoncé de 340 millions d’euros en
2026 pour la médecine de ville, afin de rendre certaines
spécialités plus attractives.

Dans ce cadre, la rémunération des médecins traitants évolue
aussi : « L »Assurance maladie versera désormais aux médecins
traitants un « forfait unique », une rémunération annuelle pour
chaque patient suivi, qui est calibrée selon son âge, son état de
santé, et le cas échéant, sa situation de précarité », a indiqué
l’Assurance maladie, citée par Le Figaro. Le montant socle va de 5
€ par patient de 7 à 74 ans à 100 € pour un patient en affection de
longue durée de plus de 80 ans, complété par des bonus de
prévention de 5 € par acte (vaccination antigrippale,
mammographie…).

Les spécialistes dont les consultations augmentent au 1er
janvier 2026

Huit spécialités libérales de secteur 1 ou en OPTAM sont en
première ligne. Pour les enfants, la consultation de pédiatrie
avant 2 ans passe à 40 €, les examens obligatoires sans certificat
montent à 50 € (soit +5 €) et ceux avec certificat, tout comme une
nouvelle consultation de recours sur adressage de 0 à 16 ans, sont
facturés 60 €. En santé mentale, la consultation coordonnée de
référence en psychiatrie grimpe à 57 €, la majoration pour les
moins de 25 ans passe de 12 à 18 €, portant la consultation de
suivi des jeunes à 75 €.

Les autres spécialités concernées voient également leurs
montants évoluer :

  • Gériatrie : consultation portée de 37 à 42 €,
    avec trois consultations longues à 60 € pour les plus de 80 ans
    (retour d’hospitalisation, dossier d’aide à domicile, révision des
    traitements).
  • Gynécologie médicale : consultation coordonnée
    à 40 €.
  • Dermatologie : consultation de dépistage du
    mélanome facturée 60 €.
  • Endocrinologie : consultation très complexe
    pour diabète ou troubles hormonaux à 62 €.
  • Neurologie : consultation de référence à 52 €,
    consultation coordonnée à 57 €.
  • Médecine physique et de réadaptation :
    consultation à 40 €.

Quel impact sur le reste à charge des
patients

Pour les patients suivis au tarif opposable, l’Assurance Maladie
continuera à rembourser 70 % de ces montants, le reste dépendant de
la complémentaire santé et de possibles dépassements d’honoraires.
Une consultation de gériatrie à 42 € ou un dépistage du mélanome à
60 € pèseront donc différemment selon la qualité de la couverture
mutuelle et le secteur du spécialiste.

L’accord de 2024 « visait selon l’Assurance maladie à
« revaloriser la médecine libérale », améliorer l’accès aux soins et
augmenter la pertinence et la qualité de ceux-ci », a rappelé
l’organisme. Reste à voir si cette hausse ciblée des tarifs,
combinée aux nouveaux forfaits, suffira à améliorer concrètement
l’accès aux pédiatres, psychiatres, gériatres et autres
spécialistes très demandés.