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L’un d’entre eux, un jeune gardien de la paix de police secours, a été grièvement blessé lors d’un refus d’obtempérer à Pau.

Selon nos informations, vers 3 heures du matin, un équipage a souhaité contrôler un véhicule alors qu’il circulait dans le quartier Saragosse. Celui-ci ne s’est pas arrêté et a pris la fuite, avant de pouvoir être intercepté avenue Jean-Mermoz.

C’est à ce moment, lors du contrôle, alors que l’automobiliste avait arrêté son moteur, et qu’il allait être interpellé, qu’il a soudainement redémarré et a percuté violemment le jeune policier.

En garde à vue

Ce dernier était toujours hospitalisé ce jeudi matin. Quant au chauffard, il a abandonné son véhicule un peu plus loin mais a pu être interpellé. Il est actuellement en garde à vue.

Une enquête est en cours.

Dans un communiqué, le préfet Jean-Marie Girier dit condamner « avec la plus grande fermeté » ce refus d’obtempérer. Et adresse tout son soutien « au policier blessé aux vertèbres et aux genoux, à sa famille et à l’ensemble de ses collègues ».

Il tient aussi à exprimer sa « profonde reconnaissance » aux forces de l’ordre, dont l’engagement quotidien, le courage et le professionnalisme permettent d’assurer la sécurité de la population, souvent dans des conditions difficiles et au péril de leur intégrité ».

Les syndicats montent au créneau

Dans un communiqué, l’Unsa Police Pau-Béarn réclame des renforts d’effectifs « notamment à la nuit afin de mieux assurer la sécurité de nos collègues et de nos concitoyens ». Et demande « une réponse pénale ferme afin de dissuader ces attitudes criminelles ».

Pour sa part, le syndicat Un1té 64, qui réclame également une sanction « exemplaire », souligne que les faits « auraient pu avoir des conséquences encore plus dramatiques au regard de la violence du choc ». Lui aussi condamne ces agissements « d’une extrême gravité ». Et constate que les refus d’obtempérer se multiplient et « constituent une menace réelle et croissante pour la sécurité de nos collègues. On ne peut accepter que les policiers soient ainsi pris pour cibles par des individus pour lesquels la vie d’un fonctionnaire de police semble dénuée de toute valeur ».